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De l'autre côté de la nuit (Mrs Clark à Las Vegas)

Couverture du livre De l'autre côté de la nuit (Mrs Clark à Las Vegas)

Auteur : Christine Arnothy

Date de saisie : 18/06/2007

Genre : Noir

Editeur : Fayard, Paris, France

Collection : Littérature française

Prix : 19.00 € / 124.63 F

ISBN : 978-2-213-62814-1

GENCOD : 9782213628141

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  • La présentation de l'éditeur

Nous sommes à Las Vegas, paradis pour les gagnants mais suicidaire pour les perdants. Betty Clark admettra-t-elle un jour que William Harrison, tout-puissant milliardaire, n'est pas son oncle, mais son père ? Peut-elle croire à la confession de sa mère ? Succombera-t-elle à l'atmosphère des salles de jeux et à la fortune colossale que l'oncle lui fait miroiter ? Son fils Jimmy, presque adolescent, est considéré par Harrison comme son héritier numéro 2. Il voudrait lui financer des études à Harvard, un avocat pourrait lui être utile un jour...
Peuplé de personnages redoutables, ce nouvel épisode révèle le visage d'une certaine Amérique mais aussi les éternels tourments d'une mère confrontée à la drogue. Christine Arnothy nous introduit dans les mystères de Las Vegas, ville étincelante, mais parfois proche de l'enfer.





  • Les premières lignes

- Vous aimez les orchidées, Eberhardt ?
Le milliardaire obèse, Willy Harrison, dont la res­semblance avec Orson Welles s'accentuait avec l'âge, pratiquait son jeu préféré : humilier ses interlocuteurs en position de faiblesse.
- Vous êtes tombé bien bas. L'ancien aristocrate aux relations privilégiées n'est plus qu'une loque, hein ?
- La roue tourne, monsieur Harrison. La chance peut être de retour. La vie réserve tant de surprises.
Il s'appuyait légèrement sur sa canne. Même assis, il avait besoin de ce support. Il était maigre. Ses cheveux, presque blancs, se raréfiaient sur le haut du crâne. Ses yeux étaient cernés.
Il continua :
- Si je n'étais qu'un ramassis de malheurs, je ne serais pas là. Vous savez très bien l'intérêt que je repré­sente sur le plan des affaires, mon passé est impeccable. J'ai toujours tenu parole.
Harrison l'observait. Même dans l'état de délabre­ment physique où il se trouvait, l'homme avait de la classe.


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