Auteur : P. Grandmottet | G. Ostermann | P. Queneau
Illustrateur : Piem
Date de saisie : 20/05/2007
Genre : Médecine, Santé
Editeur : Ed. Médicis, Paris, France
Prix : 15.00 € / 98.39 F
ISBN : 978-2-85327-324-4
GENCOD : 9782853273244
Longtemps ignorée, déniée, la douleur du patient est aujourd'hui mieux entendue et mieux prise en compte. Un progrès tardif pour une préoccupation pourtant largement partagée : la douleur est le premier motif de consultation médicale. Si souvent éprouvée, elle est cependant insaisissable et subjective, revêtant pour chacun une forme propre : de la douleur-alliée, «signal d'alarme», indicatrice d'un dysfonctionnement, à la douleur-ennemie, durablement installée, subie jour après jour... La médecine moderne a longtemps laissé en friche cet immense et étonnant domaine qu'est la douleur. Aujourd'hui, grâce aux avancées des neurosciences, la douleur n'est plus une inconnue : ses voies et ses mécanismes sont mieux identifiés. Les nouvelles armes contre la douleur devraient permettre de soulager la majorité des malades.
Ce livre prend le parti de l'humour : un humour grave, souvent grinçant, qui met à nu l'appel angoissé du malade souffrant. Sans jamais ironiser, ni moraliser, il montre ce qui doit être vu pour qu'aux côtés de la science médicale, l'Humain retrouve sa place.
Les professeurs Patrice Queneau, Gérard Ostermann et Pierre Grandmottet sont tous les trois spécialistes de la douleur. Piem est dessinateur humaniste.
Extrait du préambule :
Nous dédions cet ouvrage à tous ceux qui ont souffert, qui souffrent ou qui souffriront, dans leur corps et dans leur âme.
Si nous avons opté, de parti pris, pour la caricature et l'humour, ce n'est jamais, absolument jamais pour ironiser le moins du monde sur la douleur, mais bien pour espérer contribuer, modestement, à la prise de conscience indispensable des médecins, des soignants, de leur entourage, des structures aussi concernant ce fléau de l'humanité, que nous avons aujourd'hui les moyens de combattre le plus souvent avec succès. Oui, nous avons le pouvoir aujourd'hui de soulager presque toujours les douleurs, sinon la souffrance, qui, elle, reste bien souvent existentielle.
Nous saluons le courage de tous ceux qui endurent leur douleur et leur souffrance, surtout ceux qui la vivent dans la solitude ou l'exclusion, ceux qui souffrent depuis des mois, des années, des décennies parfois, ceux qui se désespèrent de leurs douleurs et de leur handicap, de leurs douleurs et de leur souffrance de fin de vie.
Nous saluons aussi, car ils le méritent, les médecins, les infirmières, les autres soignants qui ont tendu la main à tous ceux qui souffrent pour tenter de les soulager corps et âme : par leur écoute, par leurs soins, par leurs médicaments, par leurs techniques, avec attention, disponibilité, dévouement, trop souvent dans un contexte de non-reconnaissance, voire de déni, de la part de l'institution et des systèmes de santé. Nous saluons aussi tous les décideurs qui, chacun dans leur rôle, ont apporté leur contribution utile, parfois indispensable.
À cet effet, nous voulons dire notre estime et notre respectueuse reconnaissance au sénateur Lucien Neuwirth, questeur honoraire du Sénat, pour son action inlassable dans la lutte contre la douleur, au plan institutionnel.
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