Auteur : Arièle Butaux
Préface : Juliette
Date de saisie : 22/05/2007
Genre : Romans et nouvelles - français
Editeur : Archipoche, Paris, France
Collection : Archipoche
Prix : 5.00 € / 32.80 F
ISBN : 978-2-35287-032-6
GENCOD : 9782352870326
Ayant bravé dans Connard ! les périls de l'amour et autres cataclysmes, Elise, Florence et Caroline sont de retour. Déçues du mariage, de la maternité et même de l'adultère, ces inséparables chipies contre-attaquent. Et rendent enfin aux hommes la monnaie de leur pièce.
Un week-end en Normandie tourne au cauchemar. Une mère de famille délaissée ourdit une sordide vengeance. Un amant indélicat perd ses dernières illusions en s'immisçant dans un dîner de filles... Des dents crissent, des portes claquent, des détails tuent.
Arièle Butaux aborde au passage quelques grands enjeux contemporains : les monospaces sont-ils agréés par le Vatican ? Est-on si bien qu'on le dit au sein de sa famille ? Le harcèlement amoureux est-il toujours un délit ? Peut-on déclarer sa flamme en charentaises ? Si les filles sont des pestes, y a-t-il un vaccin ? Et coucher avec un plouc, est-ce vraiment tromper ?
Née en 1964, productrice sur France Musique, Arièle Butaux a fait sensation avec Connard ! (Archipoche, 2006). On lui doit également Les Fleurs de l'âge ef La Samouraï (L'Archipel, 2003 et 2004). Connard 2 a paru initialement sous le titre Morue ! (L'Archipel, 2006).
«Arièle Butaux, c'est un peu la petite soeur d'Anna Gavalda, tout aussi tendre et attachante, mais plus espiègle, un rien délurée.
Une vraie découverte !»
(Bernard Lehut, RTL)
L'itinéraire
Les voitures s'extirpaient de Paris comme des colliers emmêlés, composés de milliers de bulles surchauffées et trop pleines. Des visages d'enfants collés aux vitres, des pieds d'adultes sur le tableau de bord côté passager, des sièges pour bébés, des amas d'objets comme tentatives pathétiques de reconstituer son chez-soi dans l'habitacle en attendant d'arriver dans quelque maison d'amis ou de beaux-parents. Parfois, la solitude d'un parapluie de golf sur une plage arrière ennoblissait un véhicule, évoquait un départ pour Deauville, hôtel Normandy. Florence avait alors du mal à se concentrer sur la route.
- Tu devrais passer la troisième..., suggéra Nicolas.
- Dis-le, si tu veux conduire à ma place !
- Du calme, Florence ! On ne peut plus rien dire ! Tu devrais passer la troisième !
Il n'avait pas desserré les dents depuis vingt minutes et voilà tout ce que son silence lui avait inspiré.
- Tu n'as pas envie d'y aller ? Tu aurais préféré rester à la maison, bien tranquille devant la télé ?
- Si tu fais les demandes et les réponses, je ne vois pas pourquoi tu me poses la question. Tu as voulu partir en week-end, tu as tout organisé dans mon dos...
- Je t'ai fait une surprise, mais, évidemment, en bon macho, tu ne veux jamais admettre que je puisse prendre une bonne initiative.
- Maman, qu'est-ce que c'est un macho ? Florence croisa ses bras sur le volant et y appuya son visage. Elle fantasmait depuis des semaines sur ces deux jours en Normandie, dans un charmant manoir converti en maison d'hôtes. La photo dans le guide montrait une chambre tendue de toile de Jouy et le commentaire évoquait des petits déjeuners gourmands.
Elle rêvait de feu de cheminée et de chevaux dans les prés. De câlins sous les édredons avec l'homme qui, sur le siège passager, serrait poings et mâchoire, plus Carabosse que Prince charmant.
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