Passion du livre - tout sur le livre : Les baby-boomers : une génération, 1945-1969

Recherche

Recherche simple
Recherche multi-critères

Les baby-boomers : une génération, 1945-1969

Couverture du livre Les baby-boomers : une génération, 1945-1969

Auteur : Jean-François Sirinelli

Date de saisie : 15/05/2007

Genre : Sociologie, Société

Editeur : Hachette Littératures, Paris, France

Collection : Pluriel. Histoire

Prix : 9.00 € / 59.04 F

ISBN : 978-2-01-279371-2

GENCOD : 9782012793712

Sorti le : 09/05/2007


  • La présentation de l'éditeur

Jean-François Sirinelli est professeur à l'Institut d'études politiques de Par directeur du Centre d'histoire de Sciences Po. Il est notamment l'auteur «Pluriel», de Sartre et Aron, deux intellectuels dans le siècle (1999) en collaboration avec Jean-Pierre Rioux, de La France, d'un siècle à l'au (2002) et La Culture de masse en France (2006).

En 1968, un tiers des Français ont moins de vingt ans. Cette génération est, en effet, contemporaine des Trente Glorieuses et des profondes transformations qui ont affecté la société française. Ses membres ont connu l'irruption de la société de consommation, celle de la culture de masse, l'urbanisation, le développement des technologies de communication. Ils sont tout à la fois le produit et le reflet de ces mutations, et leur socialisation politique et culturelle s'est effectuée dans un monde où les jeux d'échelle étaient en train de se modifier à une vitesse et avec une intensité sans précédent.
On comprend, à travers le portrait de cette génération confrontée à son histoire, l'irruption de la contestation de 1968 qui aboutira à accorder les cadres sociaux et politiques de la société avec cette nouvelle donne sociologique, et le rôle ambigu que les baby-boomers jouent dans la société contemporaine.



logo fnacCommander ce livre sur Fnac.com



  • Les premières lignes

Extrait de l'avant-propos :

Mutins ou mutants ?

Au commencement, il y eut le nombre. On a maintes fois cité ce diagnostic-pronostic qu'Alfred Sauvy formulait en 1959 dans les dernières pages de La Montée des jeunes : «Ces jeunes sont là. Les classes pleines arrivent maintenant dans le groupe qu'on appelait les J3 au moment de leur naissance. Ces enfants vont faire parler d'eux non seulement par leurs besoins, mais bientôt par leurs idées, leurs actes.» De fait, moins d'une décennie plus tard, en 1968, un tiers des Français - 33,8 % exactement - ont moins de vingt ans et, surtout, les seize/vingt-quatre ans représentent à eux seuls plus de huit millions d'individus, soit 16,1 % de la population. Ce coup de jeune a-t-il alors débouché pour autant sur un coup de force générationnel, ce tiers de France devenant le tiers état d'une «révolution juvénile» ? Certes, les observateurs auront beau jeu d'invoquer une telle «révolution» ou une «révolte de la jeunesse» et de proposer la vision d'une classe d'âge d'abord politiquement assoupie au rythme du «yé-yé» - en 1963 et 1964, l'émission «Salut les copains» est écoutée par 52 % des «scolaires» et environ deux tiers des 14-20 ans lisent le mensuel du même nom - puis soudain réveillée et révélée à elle-même par les vertiges de la rupture. Bien plus, trente-cinq ans après, un topos a fait son chemin dans le débat civique : les jeunes des années 1960, nés dans l'après-guerre, auraient inséminé, pour le meilleur ou pour le pire selon les plumes, un «esprit de 1968» dans la société française. Les bébés du baby-boom seraient devenus des «bo-bo» jouisseurs et irresponsables ou, au contraire, des gardiens sourcilleux d'une «révolution démocratique» dont ils auraient été les acteurs puis dont ils seraient devenus les dépositaires.
À l'examen, les choses apparaissent bien plus compliquées.


Copyright : Studio 108 2004-2008 - Informations légales - Vous êtes éditeur ?
Programmation : Olf Software - Infographie, XHTML/CSS : Gravelet Multimédia - Graphisme : Richard Paoli