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Tout doit disparaître

Couverture du livre Tout doit disparaître

Auteur : Mikaël Ollivier

Date de saisie : 13/05/2007

Genre : Jeunesse à partir de 13 ans

Editeur : T. Magnier, Paris, France

Prix : 8.50 € / 55.76 F

ISBN : 978-2-84420-568-1

GENCOD : 9782844205681


  • La présentation de l'éditeur

Hugo a suivi ses parents en poste pour quatre ans à Mayotte, petit bout de France perdu au coeur de l'océan Indien. Seul élève blanc de sa classe, il a du mal à s'adapter : les bidonvilles, la chaleur, la façon d'appréhender le monde, les relations amoureuses. Pourtant c'est au retour en métropole que le choc est le plus brutal. Frénésie des soldes, invasion des marques, publicités tapageuses et surconsommation... Au regard de ce qu'il a vécu sous les tropiques, tout révolte Hugo et le dégoûte. Il entre en résistance.



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  • Les premières lignes

Sur place, j'ai détesté Mayotte. Surtout, je n'ai rien compris à cette île. Et il a fallu que je la quitte pour me rendre compte combien elle m'avait changé. En bien, je crois, même si tout le monde, ou presque, pense le contraire.

J'étais en CM2 quand mes parents m'ont annoncé qu'on allait s'installer là-bas pour deux ou quatre ans.
Je me souviens qu'ils nous ont montré, à moi et à Lydie, ma petite soeur, où c'était sur le globe terrestre lumineux qui nous avait toujours servi de veilleuse la nuit : un point, minuscule, entre Madagascar et l'Afrique. C'est sur Internet que j'ai trouvé quelques informations supplémentaires : Mayotte, Collectivité départementale française d'un peu plus de 165 000 habitants, d'une surface de 374 km2, composée de deux îles, Petite-Terre et Grande-Terre, entourées du plus grand lagon du monde. Sur les rares sites que j'ai trouvés, il n'y avait que des photos de palmiers et de baobabs, de plages au sable marron foncé, de fleurs exotiques, de cen­taines de sortes de poissons de toutes les couleurs et de tortues de mer. Un paradis sur Terre. Rien à voir avec ce que j'ai trouvé sept mois plus tard en débarquant à l'aéroport de Pamandzi après quatorze heures de vol.

Quatorze, sans compter les huit d'attente à Roissy à cause d'un problème technique ni l'heure d'escale improvisée au Caire dont, par les hublots de l'avion, je n'ai perçu au loin qu'un vélum de pollution vibrant de chaleur.


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