Auteur : Margaret Mazzantini
Traducteur : Vincent Raynaud
Date de saisie : 10/05/2007
Genre : Romans et nouvelles - étranger
Editeur : R. Laffont, Paris, France
Collection : Pavillons
Prix : 18.00 € / 118.07 F
ISBN : 978-2-221-10355-5
GENCOD : 9782221103555
Sorti le : 12/04/2007
" Comme j'ai eu envie de les libérer, tous ces aïeuls d'enfance.
Les voilà enfin. Ils sont venus chez moi. Ils apparaissent un à un entre les mottes de terre. Arrière-grand-père 0ffredo : présent. Arrière grand-mère Monda : présente. Trisaïeul Sauro Cerquaglia, soeurs Cerquaglia : présents. Grand-père Gioacchino... Oncle Paolo, toi aussi. Venez, on y va. On retombe tous en enfance. Tous avec moi dans le coucher de soleil rouge des champs. Je marche en file indienne avec mon bataillon bariolé d'ancêtres.
Moi, en tête, avec une grande plume. En avant ! Et le soleil apparaît discrètement à l'horizon, comme une hostie qui glisse dans une enveloppe... Une voix hurle : et moi ? Toi aussi tu es derrière moi, au bord du précipice d'une montagne épointée. Présente-ente-ente-ente, répète l'écho dans la vallée de travertin. Sauve-moi, ma petite fille ! Si tu ne peux pas me faire vivre, laisse moi au moins renaître en toi.
" Après Ecoute moi (paru dans la collection " Pavillons " en 2004), nous découvrons ici le premier roman de Margaret Mazzantini : à travers le destin d'Antenora et de ses quatre fils, l'histoire poignante d'une famille italienne au cours du XXe siècle, confrontée aux épreuves de la guerre, du fascisme et de la déroute de l'après guerre.
Margaret Mazzantini est née à Dublin, d'une peintre irlandaise et d'un écrivain italien. Romancière, scénariste, elle a remporté le Premio Strega (le prix Goncourt italien) en 2002 pour Ecoute-moi. Traduite dans près d'une quinzaine de langues, elle est considérée comme l'un des auteurs italiens les plus doués de sa génération.
Dans ce livre de Margaret Mazzantini, romancière italienne terriblement douée, révélée en France il y a trois ans avec Écoute-moi, les sentiments ont une odeur. Et comme l'être humain abrite plus de mauvais sentiments que de bons, il «pue». Oui, il «pue». L'auteur ne contourne pas sa langue pour dire la trivialité des corps et la réalité des coeurs de la bonne société romaine à laquelle appartient la famille qu'elle décrit...
Ce roman pisse le sang et la bile ; la narration est enchevêtrée comme un noeud de vipères ; les fantaisies des personnages frisent la folie ; la cacophonie des sentiments est décortiquée avec une méchanceté jouissive. Pourtant, par instants, à l'improviste et fugitivement, le texte est comme troué d'air pur.
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