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L'ancre des rêves

Couverture du livre L'ancre des rêves

Auteur : Gaëlle Nohant

Date de saisie : 11/05/2007

Genre : Science-fiction, Fantastique

Editeur : R. Laffont, Paris, France

Prix : 20.00 € / 131.19 F

ISBN : 978-2-221-10820-8

GENCOD : 9782221108208

Sorti le : 15/03/2007

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  • La présentation de l'éditeur

«- Dis donc, gamin, on t'a pas appris qu'c'était pas poli de zieuter comme ça ? J'aime pas les malins. Fais bien attention à toi.
Les morts marchent, ce soir.
Fais bien attention à toi.
Un long frisson le frigorifia comme une bourrasque giflant un corps trempé.
Les morts marchent, ce soir.
Une comptine dont il avait perdu le souvenir lui traversa la tête.
«Faut boire à la santé des gars
Qui sont coulés, au fond, en tas.»»

Dans un petit village de la côte bretonne, chaque nuit, les enfants Guérindel, Benoît, Lunaire, Guinoux et le petit Samson, sont en proie à des cauchemars terrifiants qu'ils taisent à leurs parents... Enogat, leur mère, a toujours interdit à ses quatre fils d'approcher le bord de l'eau. Est-ce seulement pour les protéger des dangers de la nature ? Ou d'une autre menace qui ne dit pas son nom ? Entre conte fantastique et roman d'initiation, L'Ancre des rêves sonde le mystère des peurs d'enfant.

Gaëlle Nohant, trente-quatre ans, est lauréate avec Jennifer D. Richard [Bleu poussière) de l'édition 2007 de la Résidence du premier roman consacrée à la littérature fantastique.





  • Le message sonore

Gaëlle Nohant - 09/05/2007



  • Les premières lignes

Cette nuit-là

Comme tous les soirs, Benoît Guérindel avait reculé par mille stratagèmes l'heure de monter se coucher. Qui, à sa place, eût été pressé de retrouver les images violentes qui ébranlaient sa caboche ? Mais l'heure redoutée du sommeil venait toujours, comme la mort, que rarement on invite.
Ce soir-là, comme toujours, il épia malgré lui le pas de sa mère dans le couloir, sentit son hésitation devant la porte close de la chambre qu'il partageait avec son frère cadet qui dormait déjà. Elle n'entrait plus leur souhaiter bonne nuit depuis longtemps. Ils avaient obtenu ça d'un commun accord, son frère cadet et lui. Ils étaient arrivés à la même conclusion par des itinéraires différents et silencieux : il fallait la tenir à l'écart. Elle ne pouvait rien pour eux. C'était triste, surtout pour elle. C'était une bonne mère, ils n'en doutaient pas, au fond.


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