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Viva Bertaga !

Couverture du livre Viva Bertaga !

Auteur : San-Antonio

Date de saisie : 07/05/2007

Genre : Policiers

Editeur : Fleuve noir, Paris, France

Collection : San-Antonio, n° 69

Prix : 5.80 € / 38.05 F

ISBN : 978-2-265-08498-8

GENCOD : 9782265084988

Sorti le : 26/04/2007


  • La présentation de l'éditeur

Du nouveau, les gars ! Un personnage encore jamais rencontré dans les S.-A. : celui de Marie-Marie. Qui est Marie-Marie ? Je préfère vous le laisser découvrir. Tout ce que je peux dire, c'est que pour ses débuts en compagnie du fameux trio (S.-A., Béru et Pinuche), elle est plutôt servie, la môme ! Tour à tour aux prises avec les Chinetoques, les guérilleros, les Indiens réduiseurs de tronches, elle se paye une drôle de virouze dans la Sude-Amérique, sur fond de révolution. Mais qui y a-t-il à la tête de cette révolution ? Oh, non, je vous dis rien... Mais je vous parie qu'à la fin de ce bouquin, comme les Rondubraziens, vous crierez : "Viva Bertaga" !





  • Les premières lignes

À L'OMBRE DE LUI-MÊME

- Moi, dit Pinaud, je suis bien certain que la peine de mort ne sera jamais abolie en France. Et savez-vous pourquoi ?
Le brigadier Laronde et moi-même donnons notre langue au chat, Laronde en émettant un bruit de vache qui se pâme tout autour de son mégot de cigare, et votre serviteur d'un sobre hochement de tête.
La Vieillasse passe deux doigts flétris entre le col élimé de sa chemise et son cou de poulet hérissé de vilains poils dont chacun semble pousser au milieu d'une inflammation de ses ganglions lymphatiques.
- Parce que, reprend le Doctoral, les Français ont une grande tendresse pour la guillotine. Je crois que c'est l'invention dont ils se montrent le plus fiers. Elle symbolise à leurs yeux la Révolution de 1789, c'est-à-dire la période la plus fameuse de leur histoire. Car je ne sais si vous l'avez remarqué, mais les peuples s'enorgueillissent davantage de leurs révolutions que des guerres qu'ils ont gagnées...
- Tu parles comme un livre, m'étonné-je.
Je tends la main par-dessus la table pour cueillir l'opuscule que mon ami est en train de compulser. Il s'intitule : Cent et une manières de briller en société et c'est le second paragraphe de la page 16 que le Débris vient de nous réciter en l'assortissant d'une intonation pleine de nonchalance.
- Eh ben, Pépère, tu veux t'orienter sur la diploma­tie ? fais-je en feuilletant son guide.
- J'ai remarqué, répond le Bêlant, que ce sont des choses inutiles qu'on a le plus souvent besoin et qu'on sait le moins dire. Cet ouvrage me paraît très précieux, car il contient des recettes de conversation infaillibles.
- Si tout le monde l'achète et s'en inspire, les conversations de salon vont vite ressembler aux concours du Conservatoire...
La sonnerie du téléphone met (provisoirement) un terme à notre échange de vues. Laronde qui est le plus proche de l'appareil décroche, fait «mouais» à travers la bouillie de tabac, puis ôte son cigare pour réciter un : «Mais certainement, monsieur le directeur» admirablement formulé. Il ne manque pas un bouton de guêtre à l'uniforme de son respect.
- Pour vous, commissaire ! chuchote-t-il en me virgulant le combiné.


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