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La femme à l'écharpe

Couverture du livre La femme à l'écharpe

Auteur : Madeleine Chapsal

Date de saisie : 09/05/2007

Genre : Romans et nouvelles - français

Editeur : Fayard, Paris, France

Collection : Littérature française

Prix : 16.00 € / 104.95 F

ISBN : 978-2-213-62719-9

GENCOD : 9782213627199

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  • La présentation de l'éditeur

Mona est une belle femme, élégante et très parisienne, à qui la vie sourit : elle mène une existence sans nuage avec son mari, Max.
Mais son coeur est encore à Saintes, et elle ne peut se résoudre à mettre en vente la maison familiale dont elle vient d'hériter. Qu'il est agréable d'être proche de la nature, et la vie à la campagne a tellement de charme !
La rencontre d'un homme sincère et vrai va lui ouvrir les yeux...

Un magnifique portrait de femme.

Romancière, journaliste, dramaturge, ex-membre du jury du Prix Femina, Madeleine Chapsal a récemment publié chez Fayard : L'Homme de ma vie, Noces avec la vie, Un oncle à héritage, Les Roses de Bagatelle, Le Certain-âge, Le Charme des liaisons, Journal d'hier et d'aujourd'hui (tome 1), Affaires de coeur, L'Exclusion et Un amour pour trois.





  • Les premières lignes

Max n'aime pas l'endroit : pas plus la vieille maison sise dans le vieux quartier de Saintes, que Mona vient d'hériter de son père, que la région, ses habitants, leur façon de vivre au ralenti. En fait, son mari, Parisien pur jus, se sent mal ailleurs qu'en ville. Aucune pollution, ni automobile, ni aérienne, ni intellectuelle, ne peut le dégoûter de son cher quartier de Saint-Germain-des-Prés.
Ni de son Vétiver, se dit Mona qui renifle l'écharpe Burberry en se la passant autour du cou. C'est étonnant comme Max trouve le moyen de laisser sa trace partout : par ses mots toujours tranchants, ses jugements secs, ses plaisanteries mordantes, et jusque par son parfum... Malgré elle, Mona est imbibée, imprégnée de Max.
En claudiquant sur les pavés de la rue Georges-Clemenceau - elle devrait savoir qu'ici les talons pointus ne sont pas de mise -, Mona fait mentalement la liste de ce qu'elle désire acheter.
Ayant passé à son bras l'anse du vieux panier d'osier tressé qu'utilisait autrefois la bonne de son vieux père, elle se sent comme revenue à l'époque où une habitude demeurait jusqu'à la fin des temps. Personne ici n'avait vraiment envie d'en changer, et le rituel quotidien, dans ses détails comme dans ses grandes lignes, constituait la charpente d'un certain bonheur de vivre. Ou faut-il dire d'une douceur ?
Ce matin, sous les grands platanes aux feuilles roussies qui abritent les nombreux étals tenus par des commerçants et des ruraux, Mona se sent satisfaite d'être là. Elle s'arrête à l'un des premiers éventaires, derrière lequel se tient une femme emmitouflée, un bonnet de laine tricotée sur la tête, à ses mains des mitaines d'où sortent des doigts rougis. Devant elle, quelques carottes avec leurs longues fanes, des pommes de terre terreuses, de l'échalote grise, des têtes d'ail, des pommes clochards tavelées et, surprise, des sarments de vigne en bottes...


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