Auteur : Ulrich Beck | Edgar Grande
Traducteur : Aurélie Duthoo
Date de saisie : 03/05/2007
Genre : Documents Essais d'actualité
Editeur : Flammarion, Paris, France
Collection : Essais
Prix : 29.00 € / 190.23 F
ISBN : 978-2-08-120312-9
GENCOD : 9782081203129
Sorti le : 02/04/2007
L'Europe est aujourd'hui, en Europe, la dernière utopie politiquement active.
Mais nul n'ignore qu'un malaise profond la touche actuellement. L'Union Européenne n'est toujours pas reconnue pour ce qu'elle est car elle continue à être perçue dans ce cadre archaïque qu'est l'horizon national. Le processus d'européanisation atteint un seuil critique. Dans cette situation, les réformes institutionnelles comme l'élaboration d'une constitution européenne ne suffisent pas. Il faut aller beaucoup plus loin, et repenser l'Europe.
L'Europe a besoin d'une nouvelle identité combinant trois éléments : une dimension narrative qui permette de comprendre les réalités contradictoires de l'européanisation; une nouvelle vision politique, ainsi qu'un nouveau concept politique d'intégration, ces deux derniers éléments devant trouver leurs fondements dans la narration de l'européanisation. Contre le mensonge national, contre le mensonge néolibéral, contre le mensonge technocratique, et contre le mensonge eurocentré, ce livre se propose de repenser de fond en comble le projet d'intégration européenne.
Ulrich Beck et Edgar Grande n'affirment pas que le processus d'intégration européenne est allé trop loin, que nous avons déjà trop d'Europe. Bien au contraire, leur diagnostic est le suivant : l'Europe n'est pas assez européenne. La thérapie s'impose alors d'elle-même : il nous faut plus d'Europe - mais une Europe bien comprise ! C'est-à-dire un Empire européen démocratique.
Professeur de sociologie à l'université de Munich, Ulrich Beck est l'auteur de classiques contemporains comme La Société du risque (Aubier, 2000 ; Champs-Flammarion, 2003) et Pouvoir et contrepouvoir à l'heure de la mondialisation (Aubier, 2003 ; Champs-Flammarion, 2005). Edgar Grande enseigne à l'université de Munich les sciences politiques.
Un paradoxe hante l'Europe : alors même qu'elle est devenue notre "dernière utopie", elle reste la chose la moins bien comprise au monde. D'où le malaise qui la mine depuis son élargissement à l'Est, une crise qu'aucune réforme institutionnelle ne suffira à surmonter. C'est en tout cas la conviction d'Edgar Grande et d'Ulrich Beck, l'auteur de La Société du risque (2000), respectivement professeurs de sociologie et de science politique à Munich. Mais comment repenser ce géant de 27 Etats et d'un peu moins de 500 millions d'habitants ? Pour les coauteurs, qui livrent là un vibrant plaidoyer en faveur d'une "Europe cosmopolitique", une chose est sûre : nos concepts politiques traditionnels sont désormais caducs...
Et si le concept de cosmopolitisme offrait précisément une troisième voie en prenant pour maxime "la reconnaissance de l'altérité" et la nécessité de considérer les autres comme des êtres à la fois différents et égaux ?
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