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Planète Larklight

Couverture du livre Planète Larklight

Auteur : Philip Reeve

Illustrateur : David Wyatt

Traducteur : Jean Esch

Date de saisie : 03/05/2007

Genre : Jeunesse à partir de 9 ans

Editeur : Gallimard-Jeunesse, Paris, France

Collection : Hors série littérature

Prix : 18.00 € / 118.07 F

ISBN : 978-2-07-061055-6

GENCOD : 9782070610556

Sorti le : 20/04/2007

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  • La présentation de l'éditeur

Arthur et sa soeur aînée Myrtle habitent avec leur père, le savant Edward Mumby, à Larklight, une maison-vaisseau volante qui voyage dans l'espace sur une orbite lointaine. Ce matin-là, ils reçoivent un courrier les informant de l'arrivée prochaine d'un certain Mr Webster. L'annonce plonge aussitôt la maisonnée dans une frénésie de préparatifs. Mais le mystérieux visiteur se présente plus tôt que prévu. Et les habitants de Larklight, incrédules, horrifiés, découvrent une araignée géante ! Commence alors une incroyable aventure, à la fois terrifiante et merveilleuse...

Véritable Jules Verne moderne, Philip Reeve nous offre un roman d'aventures spatiales étourdissant mêlant humour et fantaisie sur fond d'Angleterre victorienne.

Décollage immédiat pour le plus extraordinaire, le plus inoubliable des voyages. Tenez-vous prêts à croiser d'étranges créatures, à livrer des combats sans merci et à déjouer un terrible complot ! Frissons, rires et émotions garantis.





  • Les premières lignes

OU L'ON NOUS INFORME DE L'ARRIVÉE IMMINENTE D'UN VISITEUR.

Par la suite, quand je me retrouverais face à la Mite Potière, ou en train de fuir devant les Premières pour sauver ma peau ou de tirer au canon à bord du Sophronia, le voilier de Jack Havock, je repenserais souvent à ce qu'était ma vie avant, et à ce dernier après-midi à Larklight, avant que ne débutent nos mésaventures.
C'était un après-midi tout à fait banal, rythmé par les habi­tuels grognements des conduits d'aération et les sifflements des tuyaux de gaz, envahi par les odeurs de poussière, de moi­sissure et de chou bouilli, des odeurs si familières que nous ne les remarquions même plus. Oh, j'oubliais : je me disputais avec ma soeur, Myrtle. Ça aussi, c'était tout à fait banal.
J'avais envie de sortir sur le balcon pour assister à l'arrivée du bateau de livraison, mais Myrtle était trop occupée à jouer du piano. Elle essayait d'apprendre toute seule, à l'aide d'un grand livre tout mou et grisâtre intitulé : Introduction au pianoforte pour jeune demoiselle, et elle répétait sans cesse le même morceau, encore et encore, depuis des mois. Il s'intitulait Chant d'oiseau au crépuscule, et faisait : «Ting pling ting pling ting, ting tong, ting tong, ting tonggg clonk, ah zut !» Du moins, quand Myrtle le jouait. Elle disait qu'elle était une jeune femme maintenant et qu'elle devait posséder divers talents pour pouvoir briller en société, un jour. Personnellement, je pensais que le piano n'en ferait jamais partie. J'essayai de le lui dire, mais elle referma violemment le couvercle de l'instrument et me traita de chameau.


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