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Bentch blues

Couverture du livre Bentch blues

Auteur : Tito Topin

Date de saisie : 03/05/2007

Genre : Policiers

Editeur : Fayard, Paris, France

Collection : Fayard noir

Prix : 20.00 € / 131.19 F

ISBN : 978-2-213-63227-8

GENCOD : 9782213632278

Sorti le : 01/03/2007


  • La présentation de l'éditeur

Il fait une chaleur inhabituelle, mais ce n'est pas ça qui fait suer le commissaire Bentch.
Un redoutable criminel, surnommé Pinochet, s'en est pris de nouveau à un homosexuel mais, pour la première fois, il a laissé quelques indices que la presse relate avec précision. Bentch a la conviction qu'un de ses hommes monnaye ces infos et il est bien décidé à lui en faire passer le goût.
Et puis, la fille de Saintandré, son patron, a disparu après avoir tenté de tuer son père. Fugue ? Suicide ?
Autre disparition inexpliquée : son frère cadet, évaporé juste après lui avoir avoué sa liaison avec un rabbin.
Enfin, pour couronner le tout, la femme qu'il aime, la sublime Inès, le laisse tomber sans explication après une folle nuit d'amour.
Pas le temps de se lamenter. Bentch vient de comprendre pourquoi son frère a disparu : la course contre la montre a commencé.

Né à Casablanca et auteur de nombreux ouvrages, Tito Topin, le père de Navarro, a obtenu le Prix Mystère de la critique pour 55 de fièvre et le Grand Prix de littérature policière pour Un gros besoin d'amour. Bentch blues est le deuxième épisode de la série des aventures du com­missaire Bentch dont le premier, Bentch & Cie est paru également chez Fayard Noir.



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  • Le message de l'auteur

Tito Topin - 04/05/2007



  • Les premières lignes

Samedi 19 août

Le gamin le suit, il le sait.
Aux infos de midi, la météo-girl de la télévision avait prédit un temps orageux en pédalant avec les bras devant une carte de France, sans doute pour faire plaisir aux péquenots. Depuis le début de la canicule, les églises bruissent de prières qu'ils adressent à des saints poly­chromes et sourds. Couche d'ozone, réchauffement de la planète, les icebergs sont réduits à l'état de glaçons dans votre whisky, des îles disparaissent, le niveau de la mer monte, le mont Saint-Michel est menacé d'englou­tissement, le ministre de la Santé oublie d'interrompre ses vacances. On promet l'apocalypse au petit peuple.
L'apocalypse, c'est lui.
Sa canette de bière aux lèvres, il chausse ses Ray-ban Predator 2, les mêmes que portent Tommy Lee Jones et Will Smith dans Men in Black, un film dont il a vu près de dix fois les deux versions. Le ciel se colore aussitôt de bleu électrique.
De l'autre côté du parking, il voit les grands érables qui ballottent au gré d'un vent tiède et fantasque. Malgré les départs en vacances, la circulation est encore dense en direction de Paris ce samedi en fin de journée. Les voitures rentrent sur la capitale chargées de marmaille, de chiots, de pliants criards, de vélos et de restes de pique-nique. Tout ce qu'il déteste. Quand il fait chaud comme aujourd'hui, le meilleur endroit c'est encore le métro, c'est étonnant que les gens n'y passent pas la journée en famille.
En résistant au désir de jeter un coup d'oeil derrière son épaule, il se dirige vers son 4x4. Le gamin le suit, il ne l'entend pas mais il ne peut pas en être autrement. Il le sait.
C'est chaque fois pareil.


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