Auteur : Erwin Mortier
Traducteur : Marie Hooghe
Date de saisie : 04/05/2007
Genre : Romans et nouvelles - étranger
Editeur : Fayard, Paris, France
Collection : Littérature étrangère
Prix : 12.00 € / 78.71 F
ISBN : 978-2-213-62673-4
GENCOD : 9782213626734
Sorti le : 02/05/2007
" La mort a tout son temps, plus que les dix doigts des jours.
Pour elle, l'ennui ce n'est que de l'oxygène. La mort est l'absence grisante de mouvement qui se répand l'après-midi sur les meubles et te chatouille le nez quand tu es au lit, allongé sur le dos, pendant que maman ou tante veille à ce que tu te reposes. " Marcus, un petit garçon de cinq ans, observe la mort et la vie qui cohabitent au cours d'une chaude semaine d'été, dans une grande maison de la campagne flamande.
Allongé la journée sur une couverture sous le cerisier ou nageant la nuit entre ses draps, il cherche à capter tout ce qui se perd et disparaît sans bruit. Erwin Mortier poursuit sa petite musique fascinante dans ce récit qui met en valeur la magie des mots du monde de l'enfance " figé par la poésie ".
Né en 1965 près de Gand, en Belgique, Erwin Mortier est poète, romancier et journaliste. Trois de ses romans ont déjà été publiés en français : Marcel (prix de traduction Amédée Pichot 2003), Ma deuxième peau (2004) et Temps de pose (2005).
Livre après livre, Erwin Mortier, né en 1965 dans la région gantoise, creuse un sillon toujours plus profond où l'écriture se déploie moins en nostalgie qu'en sensations. Ce qui intéresse l'auteur n'est pas tant d'émailler les souvenirs que de faire miroiter au fil des pages la luminosité du regard de l'enfance...
Le petit héros du dernier texte d'Erwin Mortier est un enfant d'avant l'âge de raison, il se situe dans ce moment-charnière, riche de possibles lexicaux, sorti du babil des premiers pas, il parle et comprend. Mais si les mots ont du sens, ils possèdent surtout l'harmonie des sons, l'éclat des couleurs, la plasticité des formes...
C'est qu'en élisant un narrateur vierge de raisonnements logiques, le romancier qui est aussi poète («Je ne vois pas la différence entre poésie et roman») a voulu radicaliser sa démarche d'écrivain qui consiste à faire de la langue une autre peau. Frontière poreuse qui absorbe le réel, médiatise les phénomènes sans pouvoir les expliquer. Aussi le livre est-il court : à cet âge-là l'univers est dense, l'infini du temps tient dans l'espace d'une saison.
Copyright : Studio 108 2004-2009 - Informations légales - Vous êtes éditeur ?
Programmation : Olf Software - Infographie, XHTML/CSS : Gravelet Multimédia - Graphisme : Richard Paoli