Passion du livre - tout sur le livre : Pratiques et représentations de la mixité en EPS

Recherche

Recherche simple
Recherche multi-critères

Pratiques et représentations de la mixité en EPS

Couverture du livre Pratiques et représentations de la mixité en EPS

Auteur : Geneviève Cogérino-Duboudin | Isabelle Rogowski | Thierry Terret

Date de saisie : 30/04/2007

Genre : Education, Pédagogie

Editeur : Revue EPS, Paris, France

Prix : 22.00 € / 144.31 F

ISBN : 978-2-86713-335-0

GENCOD : 9782867133350

Sorti le : 11/12/2006


  • La présentation de l'éditeur

Comment, en France, les enseignants d EPS s'accommodent-ils de la mixité ? Pourquoi refuse-t-on ou valorise-t-on le rapprochement des sexes en EPS ? Quels sont les principaux facteurs sociologiques, professionnels ou administratifs qui le favorisent ou, au contraire, constituent des obstacles potentiels ? En quoi le type d'établissement, la programmation des APS A ou l'appartenance de genre interviennent-ils dans les choix des enseignants ?
Ce livre s'appuie sur une enquête réalisée auprès de plus de 2500 enseignants. Parfois troublantes, les révélations des personnes interrogées sont interprétées à la lumière de travaux récents sur le sujet par les auteurs - un historien, une psychologue sociale et une spécialiste d'analyse des données -, secondés par un collectif de professeurs d'EPS et de cher­cheurs spécialisés dans les études de genre. Que l'on soit partisan inconditionnel de la mixité ou plus sceptique sur ses effets, l'ouvrage ne pourra laisser indifférent aucun enseignant, formateur ou étudiant en EPS ou en STAPS.





  • Les premières lignes

Extrait de l'introduction :

La mixité est-elle un problème ? C'est ce que laissent aujourd'hui entendre un certain nombre de discours politiques ou journalistiques face à une prise de conscience bien tardive où l'on feint de découvrir que l'école produit violence et discrimination au même titre qu'elle forme, éduque et instruit. Et pourtant, la mixité est moins un problème qu'une solution pédagogique à des préoccupations qui ont considérablement oscillé entre enjeux économiques et enjeux politiques depuis le début des années 1960. Cette solution, l'éducation physique semble ne pas l'avoir adoptée au même rythme ni avec la même intensité que les autres disciplines scolaires. Affaire de corps ? Poids de la référence sportive dans laquelle l'excellence se décline au masculin et, éventuellement, au féminin, mais quasiment jamais de manière mixte ? Toujours est-il qu'au moment où, dans l'école, le soupçon s'installe sur une mixité qui ne résout finalement pas les problèmes qu'on avait cru lui voir régler, les enseignant(e)s d'EPS sont à leur tour partagé(e)s. Certes, la mixité en EPS s'impose progressivement dans les établissements. Pourtant, elle n'est pas utilisée partout ni dans les mêmes conditions, et elle n'est pas justifiée de façon identique par tous et par toutes. Dans quelle mesure la mixité en éducation physique est-elle alors effectivement mise en oeuvre ? Quelles sont les justifications avancées par ses enseignant(e)s ? Et quels sont les facteurs qui pèsent sur les convictions individuelles et les choix des équipes pédagogiques ? Voilà les trois grandes questions auxquelles cet ouvrage prétend apporter quelques éléments de réponse.

Mais d'abord qu'est-ce que la mixité ? Lorsqu'il n'est pas suivi d'indications plus spécifiques (mixité sociale, par exemple), le terme définit d'abord le regroupement d'élèves des deux sexes, indépendamment des modalités péda­gogiques qui s'y développent. En tant que principe d'organisation, la mixité ne préjuge donc en rien ni des justifications qui la fondent ni des formes d'in­tervention qu'elle autorise. Ainsi peut-elle aussi bien impliquer une véritable coéducation, c'est-à-dire une éducation donnée en commun aux filles et aux garçons, qu'une co-instruction qui suppose que l'éducation donnée soit identique pour tous et toutes (Zancarini-Fournel, 2004a). Par ailleurs, la mixité a pu historiquement découler de principes qui la génèrent sans pour autant en faire un fondement. Il en est ainsi de la «gémination» qui décrit le regroupement d'élèves par âge, quel que soit leur sexe, en débouchant souvent sur des classes mixtes de fait. Utilisée dans l'entre-deux-guerres pour l'école primaire afin de réduire les coûts de classes aux effectifs trop peu nombreux, la gémination sert de modèle pour le second degré à la fin des années 1950, lorsque démarre la série de mesures qui imposent progressivement la mixité dans tous les ordres d'enseignement.


Copyright : Studio 108 2004-2008 - Informations légales - Vous êtes éditeur ?
Programmation : Olf Software - Infographie, XHTML/CSS : Gravelet Multimédia - Graphisme : Richard Paoli