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Les grands maîtres de la poésie bouddhiste chinoise : anthologie

Couverture du livre Les grands maîtres de la poésie bouddhiste chinoise : anthologie

Auteur : Erik Sablé

Traducteur : Erik Sablé | Catherine Yuan

Date de saisie : 27/04/2007

Genre : Poésie

Editeur : Dervy, Paris, France

Collection : Chemins de sagesse

Prix : 11.00 € / 72.16 F

ISBN : 978-2-84454-484-1

GENCOD : 9782844544841

Sorti le : 10/04/2007

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  • La présentation de l'éditeur

Les Grands Maîtres de la poésie bouddhiste chinoise

A partir du IVe siècle, il s'est produit en Chine une alliance très particulière entre le bouddhisme tchan (le futur zen japonais) et la poésie. Ces poètes bouddhistes étaient de simples laïcs ou bien des moines. Certains, comme Hsieh Ling-yun, avaient occupé un poste important et devinrent bouddhistes après une épreuve, une remise en question de leur vie. En revanche, HanShan restera toujours très libre vis-à-vis de toutes les autorités civiles et religieuses. Beaucoup de ces moines-poètes vivaient dans des monastères, des grottes ou des ermitages perdus dans les montagnes. Car tous recherchaient la présence d'une nature vierge, sauvage. En fait, par bien des aspects, ils continuaient la tradition des maîtres taoïstes qui fuyaient la «civilisation» et les honneurs. Les bouddhistes tchan considéraient que cette osmose avec l'univers que vivaient et décrivaient les poètes de l'ancienne Chine reflétait l'identité entre le nirvana et la samsara, l'illumination et le devenir qui est l'un des fondements du bouddhisme mahayana. Ce petit livre raconte la vie des principaux poètes bouddhistes chinois et présente une traduction de leurs poèmes les plus représentatifs.





  • Les premières lignes

Extrait de l'introduction :

A partir du IVe siècle, le bouddhisme est devenu en Chine, comme plus tard au Japon, une source d'inspiration majeure.
Certains thèmes, présents depuis toujours dans la poésie chinoise, comme la conscience aiguë de la fragilité des êtres et des choses, l'extrême fluidité du monde qu'exprime le passage des saisons, trouvèrent un écho immédiat dans la notion d'impermanence qui constitue un des fondements du bouddhisme.
Par ailleurs, la pratique de la méditation Tchan fut une source continuelle d'inspiration pour ces poètes. Grâce à elle, ils purent appro­cher une certaine transparence, cultiver un état de disponibilité favorable à l'inspiration poétique. Cet état d'ouverture permet de devenir attentif à l'instant. Alors, les objets du monde prennent tout leur relief, toute leur épaisseur, et révèlent leurs trésors.
Ultimement, cette pratique amène l'éveil à notre nature originelle qui est une avec la nature profonde de l'univers.
L'expérience du Tchan est une expérience de l'immédiat, où le monde se révèle dans toute sa pureté originelle, sans interprétations, spontanément, en dehors des calculs de l'ego et des méandres du mental. Et c'est cette expérience qui permet au poème de naître.
En retour, la lecture du poème peut induire un état d'ouverture intérieur chez le lecteur, lui faire approcher, toucher du doigt l'ineffable. La structure même du poème, avec la chute du dernier vers, est construite pour amener une telle rupture de conscience.


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