Auteur : Douglas Kennedy
Traducteur : Bernard Cohen
Date de saisie : 05/07/2007
Genre : Romans et nouvelles - étranger
Editeur : Belfond, Paris, France
Collection : Littérature étrangère
Prix : 22.00 € / 144.31 F
ISBN : 978-2-7144-4190-4
GENCOD : 9782714441904
Sorti le : 03/05/2007
Il y a encore quelques mois, Harry Ricks était professeur dans une université américaine et menait une vie tranquille avec sa femme et sa fille. Aujourd'hui, Harry survit tout juste dans une chambre de bonne crasseuse à Paris, au fin fond du Xe arrondissement, et n'a plus aucun contact avec sa famille. Alors qu'il croit toucher le fond, la passion fait irruption dans sa vie : elle s'appelle Margit, elle est hongroise et sensuelle. Et très énigmatique : Harry ne devra pas lui poser de questions sur son travail, son passé, sa vie, et ne pourra la voir que deux fois par semaine, à dix-sept heures, dans son appartement du Ve. Comme envoûté, Harry accepte. Mais bientôt se produisent autour de lui d'étranges coïncidences...
Américain, né à New York en 1955, Douglas Kennedy a été dramaturge et journaliste. Il a écrit trois récits de voyages remarqués, mais c'est un polar, Cul-de-sac, qui l'a révélé. Il publie par la suite L'homme qui voulait vivre sa vie [1998], traduit en une quinzaine de langues et dont les droits d'adaptation cinématographique ont été achetés. Ses derniers ouvrages, Les désarrois de Ned Allen, La poursuite du bonheur, Rien ne va plus, Une relation dangereuse et Les charmes discrets de la vie conjugale, tous parus aux Éditions Belfond, ont également connu un immense succès.
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Dans son nouveau roman, Kennedy franchit une étape supplémentaire vers l'excellence. Il met en scène un prof broyé par l'adultère et le politiquement correct. Harry Ricks débarque à Paris sans un sou en poche. Paumé, il loge dans une soupente du Xe arrondissement, le quartier turc de la capitale, et rencontre une femme mystérieuse qui fait chavirer ses sens et... son existence. Le rythme est effréné. On tourne les pages jusqu'au suspense final, inimaginable. Douglas Kennedy, l'Américain capital, vient d'écrire sur Paris le Trois Chambres à Manhattan que Georges Simenon offrit à New York ! Et vous savez quoi ? Quand on lui dit cela, ça le fait rire...
Douglas Kennedy aime la France. Et Paris. Il possède un appartement rive gauche, mais fréquente aussi les quartiers populaires. Il s'est toujours étonné qu'en dix minutes, d'une rive à l'autre, la ville offre un visage si contrasté. Il s'est donc enfin décidé à situer une intrigue dans la capitale. Un hommage revendiqué à Simenon (Trois chambres à Manhattan) et à certains films de Buñuel. Un mixe qui donne quelque chose de vaguement inquiétant, entre rêve et réalité. L'histoire d'un homme au bout du rouleau qu'une rencontre va peut-être sauver...
On a beau se dire que c'est une bien curieuse histoire que nous a concoctée là Kennedy, on se laisse prendre, comme à chaque fois, par le rythme du récit, par le suspense et le portrait, réussi, d'un homme blessé et perdu loin de chez lui.
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