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Dépasser le capitalisme

Couverture du livre Dépasser le capitalisme

Auteur : Gérard Fuchs

Date de saisie : 29/05/2007

Genre : Economie

Editeur : L'Harmattan, Paris, France

Prix : 15.50 € / 101.67 F

ISBN : 978-2-296-02899-9

GENCOD : 9782296028999

Sorti le : 08/03/2007

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  • La dédicace de l'auteur

Pour la troisième fois consécutive, la Gauche vient de perdre des élections présidentielles. De plus en plus son électorat traditionnel, populaire et intellectuel, désorienté par une mondialisation qui remet en cause toutes les certitudes, se disperse.
Je suis convaincu que ce glissement ne peut être seulement combattu par des programmes de gouvernement. La Gauche doit redonner à ceux qui ont espéré en elle une perspective. C'est pourquoi j'ai voulu écrire ce livre : non le capitalisme n'est pas nécessairement le stade ultime de l'Histoire ! Oui un monde différent est concevable ! Oui il existe des forces capables de l'accoucher !
Mais il faut pour cela accepter que la dimension efficace du combat politique est devenue mondiale. Il faut assurer la convergence des organisations traditionnelles et des nouvelles forces alter mondialistes. Il faut réfléchir au sens d'une démocratie à l'échelle des continents et du monde et aux institutions qui peuvent permettre son fonctionnement.
L'Homme a conçu des outils qui risquent de conduire à la destruction de notre planète. Il est plus que temps d'en recouvrer la maîtrise. Et de les utiliser à la satisfaction des besoins de tous. N' y a-t-il pas là de quoi relancer l'engagement ?

Gérard Fuchs



  • La présentation de l'éditeur

Le capitalisme, même triomphant, n'est pas nécessairement le stade ultime de l'Histoire. D'abord parce que la notion même de stade ultime est absurde. Ensuite parce que le système capitaliste, qui a su créer les outils technologiques de la mondialisation, n'a pas été capable de mettre ceux-ci au service de tous. Le mirage de la rupture ayant disparu, comment dépasser quand même ce qui existe, malgré l'idéologie prévalente ?
Gérard Fuchs propose d'abord quatre objectifs prioritaires : développer des services publics pour satisfaire les besoins fondamentaux ; construire une démocratie économique et sociale ; reformuler le calcul économique i mettre la recherche au service de priorités mondiales. La condition première de la réalisation de ces objectifs est de redonner la primauté aux fins sur les moyens et donc au politique sur l'économique.
L'auteur analyse les forces qui peuvent oeuvrer en ce sens. Il prône une coalition entre les gauches traditionnelles, qui s'efforcent malgré la mondialisation de continuer de légiférer aux niveaux nationaux, et le tissu en expansion des associations altermondialistes, souvent encore trop indifférentes aux institutions. Les conditions d'une démocratie internationale et les formes nouvelles à lui donner sont ensuite discutées. Enfin sont proposées des institutions européennes et mondiales à mettre en place pour acter les acquis progressifs de la nouvelle coalition progressiste.
En ces temps de trop de désespérances, ce livre apporte la vision optimiste d'une humanité demeurant capable d'un progrès digne de ce nom.

Gérard FUCHS, 66 ans, actuellement responsable du Département international de la Fondation Jean Jaurès, a été député, député européen, secrétaire international du Parti socialiste. C'est le bilan de quarante années de victoires et de défaites, de déceptions et d'espérances, qu'il s'efforce ici de tirer.





  • Les premières lignes

Extrait de l'introduction :

Avant 1981, la gauche de gouvernement parlait de rupture avec le capitalisme. Ecartée du pouvoir depuis près de vingt-cinq ans, portée par un mouvement social et syndical puissant, elle ne voyait pas de limites à son action. La nationalisation de neuf grands groupes industriels et de l'essentiel du secteur financier marquait sa volonté de rupture.
L'épreuve du pouvoir fut rude. Les nationalisations prévues furent bien réalisées, sans que le sort des salariés concernés en soit radicalement changé. Les premières semaines rappelèrent brutalement à ceux qui l'avaient oublié, ou qui avaient feint de l'oublier, que la France était une économie ouverte, immergée dans un univers concurrentiel sans pitié. On ne parlait pas encore de mondialisation mais celle-ci, même balbutiante, se manifestait déjà : limiter les importations d'acier, alors que l'on était exportateur net, ne pouvait représenter une stratégie !
L'exercice du pouvoir suppose des compromis. Ils furent passés : la contrainte internationale fut reconnue, com­merciale et surtout monétaire. Il y fallut quand même le choc de trois dévaluations. Le président de la République finit par s'engager dans la démarche de la monnaie unique européenne : elle seule pouvait être un outil efficace pour desserrer cette contrainte ; elle pouvait apporter aussi un plus de croissance dès lors que l'Union européenne se doterait également de politiques communes. Le premier point fut vérifié. Le second était un pari vis-à-vis de nos partenaires : (...)


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