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Rembrandt et la nouvelle Jérusalem : juifs et chrétiens à Amsterdam au siècle d'or : exposition, Paris, Musée d'art et d'histoire du judaïsme, 28 mars-1er juillet 2007

Couverture du livre Rembrandt et la nouvelle Jérusalem : juifs et chrétiens à Amsterdam au siècle d'or : exposition, Paris, Musée d'art et d'histoire du judaïsme, 28 mars-1er juillet 2007

Date de saisie : 21/04/2007

Genre : Arts

Editeur : Ed. du Panama, Paris, France | Musée d'art et d'histoire du judaïsme, Paris, France

Prix : 49.00 € / 321.42 F

ISBN : 978-2-7557-0243-9

GENCOD : 9782755702439

Sorti le : 12/04/2007

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  • La présentation de l'éditeur

La vie de Rembrandt (1606-1669) coïncide avec l'épanouissement culturel et religieux, à Amsterdam, de communautés juives originaires de la péninsule Ibérique et d'Europe centrale. Portés par l'essor et le régime de libertés de la cité, les marranes y réinventent le judaïsme et entretiennent un rapport inédit à l'art et à la repré­sentation. Dans un climat d'attente messianique, des échanges s'établissent entre juifs et chrétiens réformés, à travers un retour aux racines juives de la Bible et un processus d'identification hébraïque qui associe Amsterdam à une «Nouvelle Jérusalem». L'art de Rembrandt et de ses contemporains porte des échos de ces convergences. Si la familiarité du maître avec le monde juif est controversée, l'analyse de certaines de ses oeuvres démontre néanmoins la singularité de son regard sur les juifs et de sa lecture des Ecritures.





  • Les premières lignes

Extrait de l'introduction :

LAURENCE SIGAL-KLAGSBALD ET ALEXIS MERLE DU BOURG

Alors même que les nouveaux maîtres de la jeune République des Provinces-Unies avaient renverse a peu près tous les fondements de l'ancien monde en matière politique, en remplaçant la monarchie espagnole par des régents et des bourgmestres qui partagèrent difficilement le pouvoir avec les princes de la maison d'Orange, en matière religieuse, en adhérant à la Réforme et en se donnant les moyens d'une prospérité économique sans précédent, s'ouvrait une ère nouvelle qui eut de nombreux prolongements dans les arts, la pensée et les sciences et trouva, notamment, une brillante expression dans le domaine pictural. Signe extérieur de richesse, la peinture devint en Hollande un objet de collection et de spéculation en même temps qu'un objet de consommation, une marchandise. L'essor du marché de l'art dans les Provinces-Unies et son dynamisme stimulèrent l'activité des peintres et soutinrent le développement des ateliers, du moins jusqu'à ce que la République commençât à enregistrer les sérieux revers qui marquèrent le crépuscule de son «Siècle d'or».
Ce développement, joint à la singularité du modèle hollandais, n'alla pas sans doute sans une refonte des modèles et des genres picturaux. L'art des Provinces-Unies, à l'inverse de celui qui était pratiqué dans les Flandres voisines, passa ainsi longtemps pour avoir été un art «bourgeois» qui s'était, au premier chef, donné pour mission de célébrer l'individu méritant à travers notamment la figure du marchand dont l'opulence apparaissait comme la confirmation de l'élection divine. Réputé prosaïque, l'art hollandais passa pour s'être attaché exclusivement à la représentation du réel et du profane.


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