Passion du livre - tout sur le livre : Les deux vies de Romy Schneider

Recherche

Recherche simple
Recherche multi-critères

Les deux vies de Romy Schneider

Couverture du livre Les deux vies de Romy Schneider

Auteur : Bernard Pascuito

Date de saisie : 01/05/2007

Genre : Biographies, mémoires, correspondances...

Editeur : Archipoche, Paris, France

Prix : 7.50 € / 49.20 F

ISBN : 978-2-35287-043-2

GENCOD : 9782352870432


  • Les premières lignes

Quand commence-t-on à mourir ? Quand commence-t-on à mourir ? À partir du moment où on n'a plus peur de la mort. Le 5 juillet 1981, en fin d'après-midi, Romy Schneider a cessé de craindre la mort. Et, tout doucement, elle est entrée dans une longue et parfois imperceptible agonie... 5 juillet 1981-29 mai 1982 : deux dates comme une épitaphe. La mort de David, le fils. La mort de Romy, la mère. Entre les deux, un chemin de douleur qui menait au même endroit, sous la terre et au ciel, et n'avait qu'un seul attrait : les réunir enfin, après une année ou presque de séparation. À l'aube de ce 5 juillet 1981, Romy Schneider est, au moins en apparence, encore une femme comme les autres. Pas si loin, parfois si proche de ces personnages qu'elle incarne à l'écran. Des femmes qui aiment ou qui ont fini d'aimer, des femmes qui souffrent et font souffrir, des maîtresses frustrées ou des épouses trahies. Si elle était romancière, elle jetterait sa vie dans ses romans, si elle était réalisatrice, c'est son coeur qu'elle mettrait en scène. Elle est actrice, joue des personnages inventés par d'autres, dit des mots qu'elle n'a pas écrits, vit des histoires que d'autres ont imaginées et pourtant, on n'en doute jamais, c'est un peu d'elle au moins que l'on retrouve à chaque fois. Dans la Rosalie de César, celle qui aime deux hommes à la fois, dans la compagne mi-traîtresse, mi-trahie de La Piscine, dans le si beau et si douloureux personnage d'Une histoire simple, dans l'alcoolique de Mado, Sissi l'impératrice, la Christine de Delon, le crépuscule de Montand dans Clair de femme, le dernier sourire de Piccoli dans Les Choses de la vie... À chaque fois, elle est une autre et elle est aussi Romy. L'Autrichienne que tout le monde prend pour une Allemande, celle qui, dans sa propre vie, a eu forcément au moins une fois l'un de ces rôles à jouer. Digne et solitaire, cruellement abandonnée à l'occasion, rejetée quelquefois, solide et révoltée, fragile et insoumise, elle a souffert et fait souffrir, aimé et quitté comme elle a été aimée et quittée à son tour.


Copyright : Studio 108 2004-2008 - Informations légales - Vous êtes éditeur ?
Programmation : Olf Software - Infographie, XHTML/CSS : Gravelet Multimédia - Graphisme : Richard Paoli