Auteur : Michel Bory
Date de saisie : 01/05/2007
Genre : Documents Essais d'actualité
Editeur : Favre, Lausanne, Suisse
Prix : 9.00 € / 59.04 F
ISBN : 978-2-8289-0954-3
GENCOD : 9782828909543
Comment un policier suisse a-t-il pu tenir dans sa main la vie et la mort du Chef d'Etat de la première puissance mondiale ? Fiction proche de la réalité, c'est la situation incroyable qu'endure, avant une visite éclair du président américain à Genève, le commissaire Alexandre Perrin impliqué dans le dispositif de protection du visiteur étranger. Et comme toujours la fatalité frappera là où on ne l'attend pas... George W. Bush, lui, ne repartira pas vivant de son escale helvétique. Et personne - ou presque - ne le pleurera
Michel Bory, reporter et auteur d'une dizaine d'aventures policières qui ont déjà mené le lecteur de surprises en bouleversements, s'enhardit à changer le cours de l'actualité. Tout est fiction - hélas - sauf les lieux qui valent le détour.
Extrait du prologue :
Le coeur léger, le commissaire Alexandre Perrin se rendit au rendez-vous fixé le matin même par son ami Hans Hugentobler, promu depuis peu chef d'état-major de la Police fédérale.
- Je prends le train pour Lausanne, je serai à midi au Comptoir, tu as un moment ? avait trompeté au téléphone (il parlait toujours trop fort dans le combiné) celui que tous les flics du pays surnommaient «Jumbo» en raison de son poids éléphantesque.
C'était devenu une tradition. Chaque automne, à l'occasion de la Foire de Lausanne, l'ami bernois se faisait un plaisir de venir déguster la première saucisse aux choux de l'année, spécialité vaudoise de saison. Chaque fois, le «moment» se prolongeait jusqu'au milieu de l'après-midi, les bouteilles de Saint-Saphorin se succédant, le tête-à-tête se transformant en coterie vineuse au fur et à mesure que des collègues du canton ou de la ville, actifs ou retraités, se joignaient à la tablée, ouvrant le cercle à de vieux copains de la politique, voire du barreau ou même de la magistrature.
On parlait des affaires qui leur avaient donné du fil à retordre. Le rouge aidant, on en venait à échanger avec force sous-entendus et ricanements d'usage les petits secrets habituels qui sont le sel du métier.
Perrin le sobre, en vérité, ne prisait guère le Comptoir suisse avec sa touffeur des caves de dégustation aux relents de sueur et de cochonnaille. Son après-midi de congé, qu'il avait prévu de passer sur le chemin de halage avec son épouse, était râpé. Il n'émergerait des sous-sols de la foire qu'à l'heure du soleil déclinant sans avoir profité de l'atmosphère de fin d'été dont Anne était si friande. Il aurait l'estomac lourd et le cerveau embrumé. Et, le soir, au lieu de s'offrir avec elle une séance de cinémathèque suivie d'un pot au Café Romand, il s'endormirait devant la télévision.
- Viens avec moi ! avait-il proposé à sa femme sans y croire, Hans est un chic type, on ne s'ennuie jamais avec lui.
- Non merci ! avait-elle décliné. Moi j'ai besoin d'air.
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