Auteur : Bernardo Atxaga
Traducteur : André Gabastou
Date de saisie : 14/06/2007
Genre : Romans et nouvelles - étranger
Editeur : Bourgois, Paris, France
Collection : Littérature étrangère
Prix : 28.00 € / 183.67 F
ISBN : 2-267-01910-8
GENCOD : 9782267019100
Sorti le : 12/04/2007
Entre Joseba, double de l'auteur, et David, le fils de l'accordéoniste, c'est une histoire d'amitié et d'affection autant que de trahisons qui se tisse. Des années trente à la fin du vingtième siècle, sur fond de terrorisme basque, l'écho des guerres carlistes résonne encore. Progressivement, le fragile équilibre d'une société aux familles tiraillées est ainsi dévoilé.
Roman d'apprentissage sentimental et poétique situé dans un village de jadis, âpre portrait d'une génération calcinée par l'engagement nationaliste, illustration de cette tentation basque qu'a toujours été l'exil, le livre obéit à une double tension : il s'inscrit dans une terre à laquelle il donne une existence littéraire et ne cesse en même temps de s'en arracher. «La différence entre les incisions anciennes et les nouvelles s'effacera avec le temps et il ne restera que l'écorce d'une seule inscription, un livre dont le message principal sera : il y avait ici deux amis, deux frères.»
Celui qui écrit, c'est le mort : David, le fils de l'accordéoniste franquiste et de la couturière. Basque, ancien militant d'ETA exilé aux Etats-Unis, enterré là-bas en 1999 à 50 ans. Avant de mourir, il a décidé de raconter l'histoire de sa vie. C'est aussi celle de son village et de ses habitants. Elle commence par l'entrée des troupes du Caudillo, à l'été 1936. Un curé porte un pistolet. Le colonel est un tueur bien repassé ; les fascistes du village le sont moins. L'histoire finit quarante ans plus tard, par la chute d'une jeunesse droguée au romantisme révolutionnaire. Une trahison abat les voiles. Chacun fera son salut comme il peut : par l'amour, l'argent, ou les livres. Celui qui écrit, ce n'est pas le mort : c'est le traître. Et le traître, c'est l'écrivain : Joseba, qu'on appelait Etxeberria dans la clandestinité. C'est lui qui a trahi pour en finir, pour qu'ils en sortent. La dictature, la torture, les deuils, la solitude, la recherche aveugle d'un salut identitaire, l'amertume de survivre au meilleur et au pire de soi-même, tous l'ont connu. Joseba est le greffier. Ami d'enfance de David, il est venu aux Etats-Unis pour le voir une dernière fois. Il repart au Pays basque avec le livre du mort. Celui qui écrit, ce n'est pas le mort : c'est le traître. Et le traître, c'est l'écrivain : Joseba, qu'on appelait Etxeberria dans la clandestinité. C'est lui qui a trahi pour en finir, pour qu'ils en sortent. La dictature, la torture, les deuils, la solitude, la recherche aveugle d'un salut identitaire, l'amertume de survivre au meilleur et au pire de soi-même, tous l'ont connu. Joseba est le greffier. Ami d'enfance de David, il est venu aux Etats-Unis pour le voir une dernière fois. Il repart au Pays basque avec le livre du mort.
Comment vivre loin de chez soi, comment accepter d'autres racines, fonder une famille, aimer une femme étrangère ? De quelle manière protéger sa langue pour qu'elle survive et justifie auprès d'autres générations l'engagement d'un pays ? Ce sont toutes ces questions que l'auteur ne cesse de poser dans ce livre qui n'est jamais théorique, mais inscrit dans l'histoire et la chair des hommes. Il prend le parti de suivre deux amis emportés dans un siècle de guerres, de terrorisme, d'engagements, mais aussi de fraternité.
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