Auteur : Jean-Pierre Dufreigne
Date de saisie : 31/05/2007
Genre : Romans et nouvelles - français
Editeur : Plon, Paris, France
Collection : Romans historiques
Prix : 20.00 € / 131.19 F
ISBN : 978-2-259-20243-5
GENCOD : 9782259202435
Sorti le : 22/03/2007
Napoléon III, héros de roman ? Imaginez...
C'est l'histoire d'un jeune homme qui n'a vécu en France que ses six premières années, avant son exil en Suisse alémanique, où il a attrapé l'accent allemand. Il se nomme Bonaparte. Louis Napoléon Bonaparte, neveu de l'Autre. Ce jeune homme, sans grande prestance mais doté d'un profond regard bleu, est un furieux coureur de jupons. Grâce à sa séduction si particulière, il parviendra à inscrire quelques célébrités de son temps à son tableau de chasse...
Comploteur né, mais comploteur nul. Ses équipées de Strasbourg et de Boulogne tiennent de la farce. Sans même avoir participé aux Trois Glorieuses de 1840, ni à la Révolution de 1848, il en a fauché la récolte. De la chance ? Du talent ? Surtout de la patience... Mais c'est aussi un jeune homme qui doit beaucoup aux femmes. A sa mère, d'abord, la séduisante et séductrice Hortense de Beauharnais ; à sa maîtresse anglaise, ensuite, qui, grâce à ses millions, l'aidera à conquérir le pouvoir.
Voici les années d'apprentissage de Napoléon III, héros d'un roman picaresque et coquin, historique et humoristique... Plutôt imprévu ? Oui, comme son destin.
Jean-Pierre Dufreigne est l'auteur de plusieurs romans. Il a obtenu le prix Interallié, en 1993, avec un roman historique, Le Dernier amour d'Aramis. Sa dernière fresque autour de Louis XIV, parue chez Plon en 2005, a eu un très grand succès.
Le 24 septembre 1848, Louis Napoléon Bonaparte débarque en France. Depuis son évasion du fort de Ham, deux ans auparavant, il n'en a plus foulé le sol. Dès le lendemain, il fait son entrée à l'Assemblée nationale où il vient d'être élu et où nul ne le connaît. Blafard, court sur pattes, le neveu de l'Empereur ne paie pas de mine. Cavaignac est l'un des seuls à flairer l'attrape. Ne pas se fier à ce regard terne ni à ce manque de prestance : cet homme a déjà deux soulèvements armés à son actif, Strasbourg et Boulogne...
Le récit de Dufreigne décrit les années d'apprentissage. Les complots ratés. L'hostilité du clan Bonaparte. A commencer par son père, Louis.
A priori, on ne l'aime pas, ce barbichu. Il représente la vanité, la nullité, le fiasco. Sans copier Adolphe Thiers qui le prenait pour un idiot, on n'aime pas son obstination dans la décision et son entêtement dans l'indécision...
Dufreigne, avec ironie, distance et tendresse, transforme Napoléon III en héros de Dumas. Nonobstant, dans cette suite d'événements dignes du roi Babar et des Pieds Nickelés, où Charles Louis Napoléon ressemble parfois à un cul-de-jatte lors d'un concours de coups de pied au derrière, on croise Dumas, Flaubert, Lamartine, les carbonari, Chateaubriand. Dufreigne, au milieu de ces péripéties, jongle avec les événements, au point de nous faire aimer ce Napoléon-là.
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