Passion du livre - tout sur le livre : Apologie de la fuite

Recherche

Recherche simple
Recherche multi-critères

Apologie de la fuite

Couverture du livre Apologie de la fuite

Auteur : Leonid Guirchovitch

Traducteur : Luba Jurgenson

Date de saisie : 19/10/2004

Genre : Romans et nouvelles - étranger

Editeur : Verdier, Lagrasse, France

Collection : Poustiaki

Prix : 29.00 € / 190.23 F

ISBN : 978-2-86432-427-0

GENCOD : 9782864324270


  • La présentation de l'éditeur

S'il fallait user des catégories littéraires classiques, Apologie de la fuite pourrait être lu comme un roman d'éducation : c'est l'histoire d'un adolescent aux prises avec le monde des adultes. Preis a perdu sa mère lorsqu'il était bébé (on lui a dit qu'elle s'était noyée), et a été élevé par son père, remarié avec une indigène. Preis est peintre. Son enfance s'est déroulée dans la contrée imaginaire d'Ijma, située dans une région perdue de la Sibérie et peuplée pour une part d'indigènes, mais surtout de... Juifs soviétiques, relégués ici en 1953, comme ce fut prévu par Staline. Livrés à eux-mêmes, les survivants reproduisent un mode de vie qui devient la quintessence du modèle soviétique. Le langage, surtout, est l'objet d'étranges déformations : les mots empruntés à la propagande, transportés loin de la source du pouvoir, vivent leur aventure propre, qui atteint à la folie.
Le livre, sur lequel plane l'ombre de Chostakovitch, a une structure musicale. Il conjugue une réflexion des plus subtiles sur la question de l'identité à une aventure de langage déstabilisante cocasse et jubilatoire.





  • La revue de presse Clémence Boulouque - Le Figaro

Premier violon à l'opéra de Hanovre, Leonid Guirchovitch signe, avec son Apologie de la fuite, un livre écrit en contrepoint, où littérature, musique et histoire soviétique composent sa singulière partition. Situé dans un lieu imaginaire et reculé de l'ancienne URSS, son roman résonne pourtant des accents d'un puissant réalisme, tant l'époque - la fin du stalinisme, avec son travail d'érosion des inconscients et des êtres - y est décrite avec précision... Méfiant face à la littérature engagée, face aux monstres sacrés, Leonid Guirchovitch fait de son livre un terrain miné pour les mythes, les mythologies nationales et autres conventions. Le fourmillement des références aux âges d'or et d'argent de la littérature russe et universelle, la charge contre Chostakovitch, les intertextes qui sont autant de courbettes, parfois narquoises, devant Pouchkine, l'érudition et l'irrévérence, imposent pour ce roman ambitieux une lecture lente mais gratifiante. La traduction et les notes de Luba Jurgenson - auxquelles il faut rendre hommage -, facilitent, accompagnent avec acuité la plongée folle dans une contrée qui, pour être de pure fiction, n'a eu, dans la réalité, tout au long de l'histoire, que de trop réelles répliques....


Copyright : Studio 108 2004-2008 - Informations légales - Vous êtes éditeur ?
Programmation : Olf Software - Infographie, XHTML/CSS : Gravelet Multimédia - Graphisme : Richard Paoli