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La Thaïlande des Thaïlandais

Couverture du livre La Thaïlande des Thaïlandais

Auteur : Massimo Morello

Traducteur : Mathilde Demarcy

Date de saisie : 10/04/2007

Genre : Guides Tourisme, Voyages

Editeur : L. Levi, Paris, France

Collection : L'autre guide

Prix : 16.00 € / 104.95 F

ISBN : 978-2-86746-440-9

GENCOD : 9782867464409

Sorti le : 05/04/2007

en vente sur logo Alapage.com


  • La présentation de l'éditeur

Lorsque vous voyagez, vous vous posez mille questions sur les habitants du lieu que vous visitez, sur leur façon de vivre, sur leurs règles de conduite, sur leurs particularités ? L'Autre guide est alors pour vous ! Il ne vous fera découvrir ni les villes, ni les monuments, ni les oeuvres d'art... juste les hommes et les femmes, ces grands inconnus de vos voyages.
La Thaïlande ?
Ici pour saluer, on joint les mains devant le front, et ce geste symbolise l'union des forces cosmiques... Rien d'étonnant à ce que les Thaïlandais aient réuni les divers courants religieux et culturels de la région.
Sans parler des influences occidentales ce pays, jamais colonisé, a réussi gérer, devenant un modèle de réorientalisation dans l'Asie du IIIe millénaire. Et un modèle de joie de vivre, au sens le plus noble du terme.
Grâce à ce guide pour voyageurs et autres curieux vous pourrez commencer à comprendre.

Massimo Morello, journaliste et écrivain, partage son temps entre l'Italie et la Thaïlande.

Traduit de l'italien par Mathilde Demarcy





  • Les premières lignes

Le chemin du sanuk

Pour essayer de comprendre l'Orient, les Occidentaux peuvent lire de nombreux ouvrages, de Jung à Lin Yutang. Ils peuvent étudier les langues, apprendre à distinguer les nuances de ton, etc. Peut-être finiront-ils par comprendre la démarche orientale mais jamais, au grand jamais, ils ne deviendront des Orientaux. Leur mode de pensée linéaire et antithétique est en effet très différent de celui de ces peuples, circulaire, holistique et multidimensionnel. Les Occidentaux qui ont l'habitude de fréquenter l'Asie le savent bien : dans la pensée orientale, les opposés peuvent coexister.
En Orient, un Occidental reste un étranger, un farang en thaï. Ce terme dériverait de farangset, prononciation locale du mot «français». Au XVIIe siècle, la France fut l'une des premières nations européennes à nouer des relations culturelles avec la Thaïlande. Pour les Thaïlandais, «homme blanc» et «Français» devinrent alors synonymes.
Le terme farang peut être péjoratif ou amical selon le contexte, mais il est, le plus souvent, neutre. Il définit simplement une différence vis-à-vis des khon thai, le peuple thaï, composé de ceux qui, d'une façon ou d'une autre, revendiquent leur khwam-penthai, leur appartenance à la culture thaïe. Selon Pavin Chachavalpongpun, journaliste et essayiste thaïlandais résidant à Singapour, la khwam-penthai est un concept malléable, en perpétuelle évolution, qui, pour cette raison, repose davantage sur la reconnaissance de ce qui n'est pas thaï que de ce qui l'est strictement. Les Thaïlandais n'ap­précient guère cette idée, qu'ils jugent contraire à leur mentalité et qui frise l'offense quand on sait combien ils aiment se montrer ouverts et disponibles. De plus, elle s'oppose à un autre pilier de la culture thaïe, le sanuk, «le chemin de la joie de vivre».


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