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La clé des villes

Couverture du livre La clé des villes

Auteur : Cristina D'Alessandro-Scarpari | Marc Dumont

Date de saisie : 11/04/2007

Genre : Urbanisme

Editeur : le Cavalier bleu, Paris, France

Prix : 22.90 € / 150.21 F

ISBN : 978-2-84670-158-7

GENCOD : 9782846701587

Sorti le : 27/03/2007


  • La présentation de l'éditeur

Il y a cinquante ans, on rêvait d'y habiter ; aujourd'hui, on la fuit ! La ville serait le théâtre de tous les maux... tout en restant l'espace de tous les possibles. On aime la ville pour ce qu'on y trouve, on la hait pour ce qui s'y passe ! Et les idées reçues ne manquent pas : «Les villes sont polluées», «Il n'y a qu'en centre ville qu'il se passe quelque chose», «Vivre en ville, c'est stressant», «La vie en ville coûte cher», «L'avenir des villes, c'est d'être à taille humaine»...
Pourtant, la ville n'a cessé d'évoluer, de s'adapter, en recherche permanente de solutions qui nous permettent de vivre ensemble. Des idéaux des urbanistes auxquels on reproche souvent de construire des villes inhumaines, aux bidonvilles du Tiers-Monde qui ne cessent de s'étendre, de la ville romaine, aux villes «nouvelles», les auteurs nous invitent à parcourir le paysage urbain, en nous donnant les clés pour comprendre son évolution et les enjeux de demain.

Marc Dumont est maître de conférences en Aménagement Urbain à l'Université de Rennes 2.

Cristina D'Alessandro-Scarpari est géographe à l'Université Lumière Lyon 2.





  • Les premières lignes

«Au fond, toutes les villes se ressemblent.»

Est-ce que toutes les villes ne sont pas les mêmes ? Elles sont des rues, des carrefours, des voitures qui avancent, des regards qui cherchent...
J.-M. G. Le Clézio, Coeur brûlé et autres romances, 2000

Aujourd'hui plus encore que par le passé, la mondialisation aidant, les villes présentent des traits communs qui peuvent laisser penser qu'elles se ressemblent toutes : de grands buildings, une densité humaine, matérielle et immatérielle élevée, des murs gris... Bien sûr, des régularités existent, mais l'Histoire nous conduit plutôt à constater l'inverse : à mettre l'accent sur les caractéristiques spécifiques de chaque ville par rapport à son passé et sur la combinaison unique des circonstances et des facteurs régionaux qui lui donnent un cachet unique et introuvable ailleurs. Puis, quelle idée folle peut donc traverser ces habitants ou touristes qui, un jour ou l'autre, en viennent à nous dire : «Ah, ça, c'est bien ma ville», «Ici, ça se voit qu'on est à Londres», sans même prendre en considération les différences de taille physique ou démographique, ou de fonction, et ne retenant pour critère d'analyse que ces seuls traits visibles que sont l'architecture, l'esthétique et la forme ? Si l'on tient compte de ces facteurs, des diversités considérables apparaissent entre les villes et les voient alterner entre homogénéité et singularité. Toutefois, la dilution liée à l'étalement urbain et l'émergence d'un urbanisme standardisé qui reproduit des formes construites similaires (bâtiments, ponts, grandes avenues, etc.) partout dans le monde, ne laisseraient-elles pas entrevoir à terme une tendance à l'emporter de l'homogénéité ?


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