Auteur : Hubert Gervais
Date de saisie : 07/04/2007
Genre : Romans et nouvelles - français
Editeur : Amalthée, Nantes, France
Prix : 12.00 € / 78.71 F
GENCOD : 9782350275208
Marie, veuve d'un marin de la Royale, coule des jours paisibles à Pont Aven.
Sa vie va s'accélérer après le décès de sa tante. Cette dernière lui confie, avant de mourir, ces quelques mots : «Cherche dans la maison».
La découverte d'un tableau représentant une bretonne assise va déclencher toute une série de péripéties dans la vie de Marie...
Avec ce premier roman, Bretonne assise, l'auteur, retraité de l'Education Nationale, aborde une nouvelle voie avec aisance.
Marie Le Pennée marchait lentement le long du trottoir. Elle passait sans les voir devant toutes ces maisons qui autrefois dans sa jeunesse étaient des commerces ou des maisons privées. Pont-Aven, ville de renom, quatorze moulins, quinze maisons, Pont-Aven le pays des Moulins, bro goz ar milinou, Pont-Aven, pays des peintres, était devenue la ville des taupes comme le disait l'un de ses amis maintenant disparu car les peintres avaient proliféré et leurs galeries avaient envahi les rues, les places et les moindres impasses et si elle attirait des nuées de touristes ou de visiteurs apparemment intéressés par les peintres en toute saison, elle avait perdu beaucoup de son charme pour les autochtones. Maintenant montés au premier ou au deuxième étage de leurs maisons, ils louaient le rez-de-chaussée à l'artiste désireux d'avoir une galerie ou se réfugiaient à la périphérie. De nombreux magasins avaient disparu et les plus petits recoins étaient transformés en commerces où l'on vendait toiles et reproductions de qualité très variable sans compter les boutiques de souvenirs bretons fabriqués à Taiwan, en Chine ou au Pakistan. Marie était allée prendre le café à seize heures chez Germaine, son amie de toujours qui demeurait sur le quai. Elle adorait la maison aux volets de bois marron se détachant sur le mur blanc. Face au port, elle permettait d'assister au va-et-vient des bateaux sur la rivière, aux allées et venues des touristes en été et des locaux qui promenaient leur chien ou leurs enfants en suivant le quai jusqu'à Parc Moor, l'école privée. Peu de promeneurs s'aventuraient jusqu'à Kerviguelen où, comme beaucoup d'enfants du pays elle allait se baigner à la roche dans sa jeunesse car maintenant la station d'épuration dégageait des odeurs nauséabondes qui décourageaient les visiteurs.
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