Auteur : Max Allan Collins
Traducteur : Isabelle St Martin
Date de saisie : 06/04/2007
Genre : Policiers
Editeur : Fleuve noir, Paris, France
Collection : Fleuve noir séries
Prix : 6.70 € / 43.95 F
ISBN : 2-265-08524-3
GENCOD : 9782265085244
Sorti le : 22/03/2007
Tout sépare Seeley Booth et Tempérance Brennan. Lui, agent du FBI, enquêteur redoutable, ancien tireur d'élite; elle, anthropologue médico-légale, auteur de romans policiers. Pourtant, leurs enquêtes les réunissent souvent et leurs caractères affirmés se heurtent parfois jusqu'à la brouille, suivie d'une sobre réconciliation. Voilà que Booth doit abandonner toutes affaires cessantes un procès à Chicago contre la mafia, pour reprendre sa collaboration avec Brennan : il s'agit cette fois de résoudre une épineuse affaire de squelettes reconstitués par un tueur maniaque qui défie la police avec une ironie particulièrement acerbe. Or il ne faut pas provoquer Tempérance Brennan sur son propre terrain. Et encore moins s'en prendre à elle lorsque l'agent Booth veille sur sa sécurité...
Extrait du prologue :
1944
Par une nuit de juin sans lune, l'élégant hors-bord en teck d'Al Capone rasait les eaux du lac Michigan tel un caillou lancé en ricochet par un enfant.
Son propriétaire n'était monté qu'une fois à bord de ce cadeau d'un de ses obligés. Aussitôt saisi par le mal de mer, il avait décidé de ne jamais y remettre les pieds.
Néanmoins, de temps en temps - même depuis que Snorky s'était retiré en Floride à sa sortie de prison - les anciens associés du patron du crime organisé lui trouvaient quelque utilité. Pas assez gros pour aller jusqu'au Canada chercher du whisky à l'époque de la Prohibition, le bateau était utilisé par les hommes de Capone pour traverser le lac au beau milieu de la nuit afin de récupérer de petites cargaisons sur de plus gros bâtiments.
Après la Prohibition, le hors-bord avait servi à d'autres formes de contrebande mais, ce soir, il n'était question ni d'alcool ni de drogues - quoique le passager Anthony Gianelli ait regretté de ne pas avoir sous la main une flasque ou un joint histoire de se réchauffer un peu.
Non, ce soir il s'agissait d'une course assez spéciale.
Au gouvernail, Johnny Battaglia plissa les yeux dans l'obscurité. Comme il voulait éviter les regards indiscrets, le pilote - titre excessif selon Gianelli - dirigeait le bateau sans lumières et devait livrer bataille pour voir où il allait.
Sans posséder la plus fine intelligence ni la vue la plus perçante des loyaux serviteurs de la mafia, Battaglia disposait de quelques précieuses qualités : dur comme une lame d'acier, brave comme un taureau, loyal comme un bulldog, animal auquel, d'ailleurs, il ressemblait.
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