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Correspondance. Volume 6, Janvier 1979-Décembre 1987

Couverture du livre Correspondance. Volume 6, Janvier 1979-Décembre 1987

Auteur : Guy Debord

Date de saisie : 05/04/2007

Genre : Biographies, mémoires, correspondances...

Editeur : Fayard, Paris, France

Collection : Essais

Prix : 32.00 € / 209.91 F

ISBN : 978-2-213-63135-6

GENCOD : 9782213631356

Sorti le : 01/02/2007


  • La présentation de l'éditeur

C'est en 1979 que Guy Debord décide, une première fois, de quitter un Paris qui à ses yeux avait, depuis longtemps déjà, tout perdu de son charme.
Si le siège de l'état-major s'est déplacé, l'état de guerre, pour lui, reste permanent depuis la situation en Italie, dont il donne une analyse lucide dans sa Préface à la quatrième édition italienne de " La Société du spectacle ", jusqu'à celle de l'Espagne de l'après-franquisme, qui le conduit à mener campagne en faveur des " autonomes " emprisonnés à Ségovie, le tout entrecoupé de " jours tranquilles " passés ici ou là, durant lesquels conseils, traductions et publications se succèdent.
Le 5 mars 1984, le mystérieux assassinat de son ami éditeur le pousse dans un nouveau type de combat, cette fois contre une presse particulièrement déchaînée et hostile. De ces années pleines de bruit et de fureur en tout genre, beaucoup de choses vont être retenues et analysées qui alimenteront les prochains Commentaires sur la société du spectacle.





  • La revue de presse Edouard Waintrop - Libération du 5 avril 2007

En 1979, Guy Ernest Debord, l'auteur de la Société du spectacle, a 47 ans. Il quitte Paris qu'il commence à détester. Et il écrit des lettres. Le monde a changé. Dans son optique, la contre-révolution triomphe partout. Les situationnistes n'existent plus, mais lui reste actif. Il se lance dans la défense des «Autonomes de Ségovie», un petit groupe d'anarchistes emprisonnés dans cette ville du nord-ouest de l'Espagne. Ce qui lui permettra de poser un regard informé sur ce qui se passe dans ce royaume après la mort de Franco, pendant sa transition dite démocratique...
Il regarde aussi avec passion ce qui se passe en Pologne où un syndicalisme libre se bâtit mais sans vouloir faire barrage à l'intervention que préparent les staliniens...
Aux alentours de la cinquantaine, Guy Debord reste entier. En 1984, il affronte une épreuve déterminante : l'assassinat, quatre balles dans la nuque, de son ami Gérard Lebovici, le patron de Champ Libre et d'Artmédia, la plus grande agence opérant dans le cinéma français...
Apparaît alors le nouveau Debord, dont la colère est plus froide et le style plus élégant...
Il y aura même en prime cet aphorisme pessimiste d'Omar Kháyyám : «Pour parler clairement et sans paraboles, Nous sommes les pièces du jeu que joue le Ciel ; On s'amuse avec nous sur l'échiquier del'Etre, Et puis nous retournons, un par un, dans la boîte du Néant.» C'est ce que Debord a compris entre 1979 et 1987.


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