Passion du livre - tout sur le livre : La souffrance comme identité
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.. La souffrance comme identité

Couverture du livre La souffrance comme identité

Auteur : Esther Benbassa

Date de saisie : 07/03/2007

Genre : Documents Essais d'actualité

Editeur : Fayard, Paris, France

Collection : Essais

Prix : 20.00 € / 131.19 F

ISBN : 978-2-213-63253-7

GENCOD : 9782213632537

Sorti le : 07/03/2007

en vente sur logo Amazon.fr Librairie Dialogues


  • Le message sonore
Un message sonore de Esther Benbassa

Esther Benbassa - 19/04/2007



  • La présentation de l'éditeur

Cet ouvrage montre brillamment comment en monde juif, depuis les fondations bibliques elles-mêmes, la souffrance, ses représentations et sa ritualisation ont façonné au fil des siècles l'histoire d'un peuple et d'une religion, et plus encore l'idée que ce peuple et cette religion se faisaient de leur histoire, désormais " lacrymale ".
Il suit ce parcours jusqu'à ses ultimes métamorphoses et analyse le lien indissoluble qui s'est finalement tissé entre le génocide et l'Etat d'Israël, sa politisation, sa banalisation et sa transformation récente en une religion civile accessible à tous, un judaïsme " de l'Holocauste et de la Rédemption " - la Rédemption étant la création de l'Etat hébreu. Au-delà du cas juif, il fournit des clés de compréhension des diverses trajectoires mémorielles et identitaires d'aujourd'hui, aussi nécessaires ou inévitables qu'envahissantes et dont la mémoire de la Shoah est devenue le modèle.
Traitant pour la première fois dans la très longue durée et dans une perspective comparatiste l'immense dossier de la souffrance comme identité, Esther Benbassa engage aussi le débat, face à des devoirs de mémoire tyranniques, sur un droit à l'oubli qui ne serait pas amnésie, mais confierait à une histoire enfin plurielle et partagée le dépôt de nos passés de souffrances. Ce choix reste-t-il toutefois praticable dans une société qui fait du bien-être sa valeur suprême, où la souffrance distingue et garantit le plus souvent l'accès à une forme de reconnaissance, même si elle est essentiellement symbolique et n'ouvre pas toujours sur un avenir constructif ?

Directrice d'études à l'Ecole pratique des hautes études, auteur de nombreux ouvrages sur l'histoire du judaïsme devenus des classiques, Esther Benbassa est aussi une intellectuelle présente dans le débat public. Elle vient de recevoir le Prix Françoise Seligmann contre le racisme, l'injustice et l'intolérance.





  • La revue de presse - Le Nouvel Observateur du 5 avril 2007

La souffrance aujourd'hui fait droit, ce qui ne l'empêche pas de rendre parfois mauvais, comme disait Ibsen. Elle rassemble et singularise. Elle produit foi et cohésion. Elle hante en particulier la mémoire et le présent du judaïsme. Cependant, à le réduire au débat sur la Shoah comme religion civile, on ne peut que trahir cet ouvrage serein à force de vulnérabilité consentie. Et en rater sa grâce toute interrogative. Le juif peut-il se dispenser de questionner le questionnement qui le fait juif ? Mais sa question, alors, ne vaut-elle pas pour tous les hommes ? Unicité, universalité... C'est à ce carrefour, peu fréquenté, que commence cette enquête audacieuse, aussi philosophique qu'historique, sur la ritualisation des souffrances humaines.


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