Auteur : Frank Drumel
Date de saisie : 04/04/2007
Genre : Essais littéraires
Editeur : Amalthée, Nantes, France
Prix : 19.00 € / 124.63 F
GENCOD : 9782350275826
Encore à l'heure actuelle, les personnes qui émettent des critiques à rencontre de la politique étrangère américaine ou de son gouvernement, sont rapidement discréditées et qualifiées "d'antiaméricaines". Aux Etats-Unis, l'Administration Bush, particulièrement à l'époque de la campagne mensongère pour la guerre en Irak en 2003, méprisa une partie de sa propre population en la considérant comme antipatriote. Etre patriote, c'est avant tout aimer son pays, sa patrie, non les personnalités au pouvoir qui prétendent nous représenter. Or, ces deux accusations sont pour le moins scandaleuses, car empreintes d'irrespect et totalement infondées : l'une sous-tend une xénophobie patente, et l'autre réfute singulièrement l'appartenance de certains Américains à leur propre pays. En revanche, c'est une manière efficace d'éviter de débattre et d'échanger des opinions sur le sujet.
Au milieu des années 1920, les États-Unis réussirent à s'introduire en Irak pour y exploiter l'or noir via le consortium irakien "Iraq Petroleum Company ". À partir de ce moment, l'Irak devint un rouage important pour les États-Unis, la Grande-Bretagne, mais aussi la France. L'objectif des États-Unis était d'évincer toute concurrence étrangère pour y imposer sa primauté selon les différentes doctrines américaines qui se rejoignent toutes en un point essentiel : la protection des "intérêts vitaux" des Etats-Unis. La deuxième et la troisième guerre du Golfe sont à remettre dans ce contexte, car pour le moment, elles ont permis de reconfigurer les données géopolitiques, en installant un régime inféodé aux États-Unis. Saddam Hussein, tout comme Fidel Castro, qui n'ont pas grand-chose en commun, sont le produit de la politique étrangère américaine.
L'objectif de ce livre est d'analyser les conséquences de la politique étrangère américaine à travers la famille Bush, symbole le plus emblématique et le plus visible de l'impérialisme américain. Tout en démontrant la teneur, et la réelle pertinence des arguments présentés par les "anti-Américains" et les "communistes". Cette analyse s'appuie sur les documents officiels du gouvernement américain, de l'Organisation des Nations Unies, d'Organisations Non Gouvernementales, d'organismes de réflexion, "think thanks", d'universités américaines et des médias. Ce livre n'est en aucun cas un roman ou une fiction, il s'agit de faits confirmés par des sources faisant autorité, tout y est vérifiable, et consultable, à travers le réseau Internet notamment. Il faut savoir qu'il restera toujours une part d'ombre due aux non-dits et aux dissimulations de la famille Bush. Il ne faut donc pas penser que cet écrit est exhaustif en la matière.
Maintenant que ce livre est entre vos mains, vous pouvez vous forger votre propre avis, si ce n'est déjà fait.
Introduction à la famille Bush
La dynastie Bush, même si le terme semble quelque peu excessif, puisque seuls deux membres du clan Bush ont présidé au destin des Etats-Unis, représente sans aucun doute Tune des familles les plus controversées et mystérieuses de ce siècle, et ceci à bien des égards. Le premier de la lignée à s'être imposé en tant qu'homme d'affaires et politicien fut Samuel Prescott Bush, suivi de Prescott Sheldon Bush et George Herbert Walker Bush. L'autre versant de la dynastie Bush est la famille Walker avec George Herbert Walker, alias «Bert», et George Herbert Walker Jr. Ces personnes forment le premier noyau et peuvent être considérées comme les «pères fondateurs» de l'empire Bush. George Walker Bush et ses 3 frères - John Ellis Bush, alias «Jeb», Marvin Pierce Bush, Neil Mallon Bush - quant à eux, sont les principaux héritiers et bénéficiaires du patrimoine familial. Ils sont nombreux à avoir suivi leurs études à l'Université de Yale, dans l'état du Connecticut, et à avoir été membres de la société secrète des «Skiill & Bones» (S & B) au sein de cette université. Un endroit énigmatique d'où sont issus de nombreux hommes influents de la scène politique américaine comme John F. Kerry. Aujourd'hui encore, ces habitudes perdurent puisque l'une des deux filles du président des Etats-Unis en exercice, Barbara Bush, suit son cursus à Yale. Le fait de s'attarder sur l'Ordre des «Skull & Bones» n'est pas une lubie de conspirateur, mais un élément récurrent et central du cheminement des principaux acteurs dont nous allons évoquer l'histoire. Ce détail n'apparaît pourtant dans aucune biographie officielle des intéressés. Depuis sa création, en 1833, 15 personnes sont sélectionnées annuellement pour terminer leur cycle à Yale chez les «Skull & Bones». On arrive à un total d'environ 2 600 membres en 176 années d'existence, sachant qu'une importante partie des bonesmen retourne à une vie ordinaire sans se sentir investie d'une mission messianique pour changer le monde.
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