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Qui connaît madame Royal ? entretien avec Claude Askolovitch

Couverture du livre Qui connaît madame Royal ? entretien avec Claude Askolovitch

Auteur : Eric Besson

Date de saisie : 03/04/2007

Genre : Documents Essais d'actualité

Editeur : Grasset, Paris, France

Collection : Document

Prix : 12.90 € / 84.62 F

ISBN : 978-2-246-72651-7

GENCOD : 9782246726517

Sorti le : 20/03/2007

en vente sur logo Alapage.com


  • La présentation de l'éditeur

Qui connaît Madame Royal ?

«Je pense, en conscience, que Ségolène Royal ne doit pas devenir Présidente de la République. Je ne le souhaite pas pour mon pays. Je le redoute pour mes enfants. Je le dis sans passion aucune, calmement mais fermement : ce que construit Ségolène Royal dans cette campagne présidentielle est mensonger et dangereux, pour la gauche et pour la France.»

L'auteur de ces lignes, Éric Besson, est député socialiste de la Drôme, et il occupait au sein du PS les fonctions de secrétaire national à l'économie jusqu'à sa démission, le 14 février 2007.
Interrogée sur cette démission, Ségolène Royal lâchait alors devant les caméras un «Qui connaît Monsieur Besson ?» dévastateur qui, suivi d'attaques personnelles en provenance de son parti, contraignit Éric Besson à sortir du «devoir de réserve» qu'il s'était imposé.
Ce livre est sa réponse implacable et argumentée à une candidate qui, selon lui, dénature une certaine idée de la politique.

Claude Askolovitch est grand reporter au Nouvel Observateur.





  • Les premières lignes

Eric Besson, voterez-vous Ségolène Royal à l'élection présidentielle ?

Non. Je ne voterai pas pour Ségolène Royal. Ni au premier, ni au second tour de l'élection. Sauf, évidemment, si elle était opposée à Jean-Marie Le Pen.

Il y a quelques semaines, vous faisiez encore campagne pour elle...

Il y a quelques semaines, je n'étais pas encore libre. Et sans doute pas mûr dans ma tête. J'étais secrétaire national du parti socialiste, en charge de l'économie. J'étais un camarade dirigeant, «dévoué et travailleur», qu'on envoyait au front des médias pour défendre la cohérence d'un programme qui s'élaborait au gré des inspirations de la candidate ou de son entourage. Je faisais mon travail et je masquais mes doutes. J'étais dans une histoire, dans un parti pris de fidélité à mon parti et à la candidate qui avait été choisie.

Comment le dévoué camarade devient-il un traître ?

Traître à quoi ? Si j'étais un traître, je n'aurais pas soutenu François Hollande si longtemps ! Et je n'aurais pas gardé une relation de fidélité et d'amitié avec Lionel Jospin ! J'ai toujours, au contraire, fait très attention à ne jamais lâcher des gens que j'aimais, ou que j'estimais... J'ai travaillé avec Jean-Marie Messier à Vivendi. Quand il est tombé, j'étais député socialiste, et, croyez-moi, être un proche de Messier n'était pas spécialement fait pour me rendre populaire. J'ai revendiqué publiquement notre amitié, alors même que, par les hasards de la vie, nous nous voyions moins. Il était hors de question que mon «lâchage» se joigne au lynchage... Désolé. Je me vois plutôt comme quelqu'un de très patient, qui est allé jusqu'au bout de ce qu'il pouvait accepter. C'est l'amitié pour François qui m'a retenu si longtemps.


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