Auteur : Joseph Tesson
Date de saisie : 30/03/2007
Genre : Romans et nouvelles - français
Editeur : Geste, La Crèche, France
Prix : 22.00 € / 144.31 F
ISBN : 978-2-84561-306-5
GENCOD : 9782845613065
Sorti le : 14/03/2007
L'après-midi du 6 décembre 1896, à marée haute, la Granvillaise, un morutier normand qui vient de vendre sa pêche à Bordeaux remonte vers son port d'attache. Prise dans la tempête au large des côtes vendéennes, la goélette se fait drosser sur les hauts fonds brétinais particulièrement dangereux. Dès le lendemain, alors que les plages sont jonchées d'objets de toutes sortes, issus du naufrage, une folle rumeur met le pays en effervescence : des louis d'or se baladeraient dans la nature... L'instinct de piratage va naître chez une bande d'irréductibles hors-la-loi toujours à l'affût.
Joseph Tesson est né en 1932 à Brétignolles-sur-Mer. Berger à 13 ans, ouvrier agricole à 20 ans, il a travaillé dans le bâtiment avant de Faire son service militaire. Appelé en 1956 en Algérie, il revient un an après, et occupe alors la fonction de buraliste au service des impôts pendant 15 ans, puis de commerçant pendant 30 ans, toujours à Brétignolles. Il a édité en I99A un essai sur La vie à Brétignolles depuis 50 ans.
Avant-propos :
Branle-bas sur les falaises
L'après-midi du six décembre 1896, à marée haute, la Granvillaise, un morutier normand qui vient de vendre sa pêche à Bordeaux remonte vers son port d'attache. Prise dans la tempête au large des côtes vendéennes, la goélette se fait drosser sur les hauts fonds brétinais particulièrement dangereux.
Dans un décor apocalyptique, en moins d'un quart d'heure, son sort est scellé. Tout ce qui reste du beau navire, broyé par la furie des éléments, se trouve empalé entre deux corniches de roche, accessibles à marée basse seulement et par très gros coefficient. Dans les jours qui suivent, les corps d'un équipage réduit(1), six marins, sont rejetés à la côte, dont celui du capitaine.
Dès le lendemain, alors que les plages sont jonchées d'objets de toutes sortes que l'on trouve à bord d'un bateau de pêche, une folle rumeur met le pays en effervescence.
Le fruit de la pêche vendue les jours précédents se trouvait forcément à bord sous la responsabilité du capitaine. Compte tenu de l'importance du morutier, celui-ci doit représenter un bon nombre de louis d'or.
Dans ces années-là, au pays, chez les descendants des naufrageurs des siècles précédents, l'instinct du piratage subsiste toujours parmi la population miséreuse. Un naufrage, et ils sont assez fréquents, est considéré comme une aubaine par certains irréductibles sans loi, toujours à l'affût.
Malgré les garde-côtes, ils se disputent âprement tout ce que la mer peut rejeter d'intéressant, principalement le bois des bateaux déchiquetés, morceau par morceau, au moment des tempêtes.
Du bois pour faire du feu, soit ! C'est déjà bon à prendre mais, de l'or... par-dessus le marché ! Qui ne serait pas intéressé par quelques louis d'or ?
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