Auteur : Attila Bartis
Traducteur : Charles Zaremba | Natalia Zaremba
Date de saisie : 26/04/2007
Genre : Romans et nouvelles - étranger
Editeur : Actes Sud, Arles, France
Prix : 21.00 € / 137.75 F
ISBN : 978-2-7427-6715-1
GENCOD : 9782742767151
Parce que sa fille Judit, jeune prodige du violon, a trahi la patrie en s'exilant à l'Ouest, la comédienne Rebeka Weer est tombée en disgrâce et a été exclue du Théâtre de Budapest.
Reniant la fugitive, désormais elle divague dans son appartement, à demi folle, grandiose et pathétique, déversant son amertume, son narcissisme et sa frustration sur le narrateur. Frère jumeau de la violoniste, celui-ci invente les lettres que Judit a cessé d'envoyer. Il tente de devenir écrivain, et traverse des amours douloureuses, où la vénalité le dispute au sublime. Véritable sismogramme des désastres intimes sous la chape totalitaire, ce roman tumultueux est illuminé par la puissance de ses personnages et par l'écriture orageuse d'Attila Bartis qui, par cette oeuvre magistrale, se hisse au rang des meilleurs auteurs d'Europe centrale.
Attila Bartis est né en 1968 à Marosvasarhely (Targu Mures) en Roumanie, une ville peuplée majoritairement de Hongrois. Son père, journaliste, subissait des pressions et espérait avoir plus de liberté en rejoignant, en 1984, la capitale hongroise. Après des études de photographie, Attila Bartis publie, en 1995, un premier roman, La Promenade, et un recueil de nouvelles. Il vit actuellement à Budapest, en tant que photographe et écrivain. La Tranquillité, parue en 2001, lui a valu le prix Sandor Marai.
Première traduction d'un romancier et photographe hongrois considéré comme le meilleur auteur de sa génération...
Dans ces faux-semblants et miroirs fragiles, ces identités écroulées, Attila Bartis tisse un roman en forme de toile d'araignée, où il file une réflexion sur le mensonge. «J'ai lu quelque part qu'il y a ceux qui construisent le labyrinthe et ceux qui errent dedans. Eh bien, c'est peut-être mon seul talent : être apte à faire les deux.»...
Né en 1968 en Roumanie, Attila Bartis s'est immédiatement hissé à une reconnaissance littéraire et publique en Hongrie, avec un recueil de nouvelles et ce premier roman, publié en 2001 et couronné par le prestigieux prix Sandor Marai en 2002.
Nouvelliste, photographe, le Hongrois Attila Bartis, âgé de 38 ans, voit enfin traduit en français son premier roman, La tranquillité, paru en 2001, pour lequel il a collectionné les prix littéraires en Europe. La mort rôde dans ce roman d'une noirceur étouffante...
Et, dehors, le pouvoir tient la population d'une poigne de fer. Attila Bartis parvient superbement à exprimer ces prisons intérieures grâce à une écriture tendue à l'extrême. Il réussit un magnifique roman où histoire, politique et destins personnels se croisent et convergent infailliblement jusqu'au désastre.
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