Auteur : Carlos Liscano
Traducteur : Jean-Marie Saint-Lu
Date de saisie : 29/03/2007
Genre : Romans et nouvelles - étranger
Editeur : Belfond, Paris, France
Collection : Littérature étrangère
Prix : 17.50 € / 114.79 F
ISBN : 978-2-7144-4243-7
GENCOD : 9782714442437
Sorti le : 15/02/2007
Dans la lignée des plus grands chefs-d'oeuvre de la littérature latino-américaine, un roman magnifique sur l'aliénation de l'individu et les paradoxes de la liberté et de l'enfermement.
Une écriture dépouillée, un imaginaire absurde et poétique inspirés du Désert des Tartares. Une nuit, un jeune homme est arrêté et enrôlé pour une guerre dont personne ne sait rien. Dans un camp isolé, il commence son entraînement militaire. Successivement affecté à la garde d'un rocher, puis au ramassage du crottin, il est ensuite promu gratte-papier et traduit des brochures sur les pneumatiques pour véhicules de montagne, sur le mobilier pour maisons de bord de mer, ainsi que le mode d'emploi d'une fusée.
La vie s'écoule. On proclame férié le jour de changement d'uniforme, les hommes décernent un prix du plus beau jardin potager... Assis à son bureau, le narrateur s'invente une nature rêvée, et s'échappe dans des forêts d'arbres imaginaires... Les jours et les années passent, mais l'ennemi reste invisible...
Figure de proue de la littérature uruguayenne, Carlos Liscano est né à Montevideo en 1949. Condamné par le régime militaire, il passe treize ans en prison ? Libéré en 1985, il s'exile en Suède. Depuis 1996, il vit entre Montevideo et Barcelone. Mathématicien de formation, Carlos a commencé à écrire en prison : romans ; nouvelles, récits, poésie, théâtre. Belfond a publié successivement La Route d'Ithaque (2005), et le Fourgon des fous (2006).
Un jour, des hommes ont cogné à la porte de Carlos Liscano. C'était au printemps 1972, à Montevideo. Les hommes, des militaires, lui ont dit de se couvrir, de se chausser, de ne pas prendre d'affaires car il "n'en aurait pas besoin". Et puis ça a été fini, plus personne dans son quartier ne l'a revu - pendant treize ans. En Uruguay, on venait d'inaugurer un pénitencier pour prisonniers politiques. Il s'appelait "Etablissement militaire de réclusion n°1". Mais le hasard de la géographie voulait qu'il se trouvât à proximité de la ville de Libertad, d'où son nom usuel, pénitencier de Libertad. C'est là que Carlos Liscano avait été envoyé...
Ce roman, c'est celui qui paraît aujourd'hui en français, Souvenirs de la guerre récente (1). Il commence comme l'histoire de Liscano : des militaires cognent à une porte, un type est arrêté sans motif apparent, qui doit s'habiller à la hâte, sans rien comprendre, hormis qu'il se passe "quelque chose de grave". Ensuite, ce n'est pas le pénitencier, mais tout comme : un camp isolé, hors du monde...
L'ambiance est celle du Désert des Tartares : claustration, attente, étrange dilatation du temps, gradation savante dans la montée de l'absurde qui va de pair avec une troublante transformation mentale du personnage.
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