Auteur : Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais | Amélie Houret de La Morinaie
Préface : Evelyne Lever | Maurice Lever
Date de saisie : 29/03/2007
Genre : Biographies, mémoires, correspondances...
Editeur : Fayard, Paris, France
Collection : Littérature française
Prix : 15.00 € / 98.39 F
ISBN : 978-2-213-62625-3
GENCOD : 9782213626253
Sorti le : 14/03/2007
La vie amoureuse de Beaumarchais est un roman libertin comme les aime le XVIIIe siècle.
Homme d'affaires, homme d'action, homme de théâtre, il ne ressemble pourtant ni à Valmont ni à Lovelace, comme le lui reproche sa dernière maîtresse, Amélie Houret de La Morinaie. Cette liaison torride restée mal connue s'éclaire aujourd'hui grâce à la découverte de la correspondance inédite des deux amants. En 1787, Amélie provoque une rencontre avec celui qu'elle appellera bien vite son sauveur.
Pour Pierre, follement épris de cette femme qui excite le désir et feint la vertu, c'est une véritable résurrection : " Ta beauté, ta forme, ton sexe sont les intermédiaires entre ta belle âme et la mienne. Nos corps, doux instruments de nos jouissances, n'auraient que des plaisirs communs sans cet amour divin qui les rend sublimes ", s'écrie-t-il. Mais Amélie, qui se prend pour une héroïne de Rousseau, lui reprochera bientôt de n'être plus qu'une " machine à sens ", menaçant de révéler tous les secrets de leur intimité.
Mais est-elle aussi sincère qu'elle le prétend et Pierre aussi roué qu'elle le dit ?
Maurice Lever (1935-2006), auteur de monumentales biographies de Sade et de Beaumarchais, avait également découvert et édité, de ce dernier, les Lettres galantes à Mme de Godeville. Evelyne Lever, spécialiste de l'Ancien Régime et de la Révolution, auteur de nombreux ouvrages de référence, a mis en forme le dossier que son époux avait laissé inachevé.
Publié par Évelyne Lever, qui achève un travail commencé par son regretté mari, le grand historien du XVIIIe siècle, Maurice Lever,..., ce petit texte apporte un témoignage assez triste sur les dernières années de l'auteur de Figaro. Quelles années ! Après avoir connu la fortune et la gloire, grâce à ses pièces et à son rôle dans l'Indépendance américaine, le succès du pauvre Beaumarchais, toujours très inconstant avec les femmes, a commencé à décliner à la veille de la Révolution, notamment après la sombre affaire Kornmann, où il est victime d'un mari jaloux...
Pendant toutes ces années noires, Beaumarchais poursuit une relation adultère très complexe avec Amélie, de vingt ans sa cadette, qui s'est au départ adressée à lui malicieusement du ton désinvolte de la femme vertueuse : «Vous avez deux réputations, c'est à la bonne que je m'adresse», lui écrit-elle...
Après tout, l'histoire d'une grisette avide qui est parvenue à séduire une gloire des lettres déclinante, dont les désirs se font plus pervers à mesure que l'âge avance, n'est-elle pas de tous les temps ? Ici, elle est relevée heureusement par le style de Beaumarchais. Le style, c'est finalement la seule chose qui reste... et qui compte.
Copyright : Studio 108 2004-2009 - Informations légales - Vous êtes éditeur ?
Programmation : Olf Software - Infographie, XHTML/CSS : Gravelet Multimédia - Graphisme : Richard Paoli