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L'amour est très surestimé

Couverture du livre L'amour est très surestimé

Auteur : Brigitte Giraud

Date de saisie : 02/05/2007

Genre : Romans et nouvelles - étranger

Editeur : Stock, Paris, France

Collection : Bleue

Prix : 11.00 € / 72.16 F

ISBN : 978-2-234-05925-2

GENCOD : 9782234059252

Sorti le : 21/03/2007


  • La présentation de l'éditeur

" Vous n'avez rien vu venir et vous ne l'aimez plus.
Vous demandez à vérifier. Il s'agit d'être sûr. Mais vous doutez. En fait, vous l'aimez et ne l'aimez pas à la fois. Il faudrait vous décider, ça devient agaçant. Vous l'aimez pensez-vous, mais ne supportez pas quand il traverse le salon en peignoir. Quand il s'installe devant la télévision dans cette tenue, les cheveux encore mouillés, plaqués en arrière. Lui, sans doute vous l'aimez, mais c'est la même scène répétée chaque jour qui vous indispose.
Il ne s'agit pas de tout mélanger. Ce qui est sûr, c'est que vous éprouvez de la tendresse pour lui. C'est ce que l'on dit, paraît-il, quand on n'aime plus. Plus on éprouve de tendresse et moins on aime, alors ? Mais qui peut dire la différence entre les deux ? La tendresse, c'est quand on n'a pas de désir. On se caresse la joue avant de s'endormir. C'est Pimprenelle et Nicolas. "

Brigitte Giraud est née en Algérie en 1960. Elle est l'auteur de quatre romans, La chambre des parents (Fayard, 1997), Nico (Stock, 1999), Marée noire (Stock, 2004), J'apprends (Stock, 2005) et d'un récit, À présent (Stock, 2001).



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  • La revue de presse Jérôme Garcin - L'Express du 3 mai 2007

En onze nouvelles écrites pizzicato, Brigitte Giraud joue une musique triste en pinçant les cordes les plus sensibles de l'âme humaine. Elle raconte les petits arrangements avec le mensonge, la colère, la déchirure et l'impossibilité de l'oubli. Elle traite ces tragédies ordinaires avec une justesse et une délicatesse bergmaniennes. On frémit. De chagrin et de plaisir. Allez savoir.


  • La revue de presse Christine Ferniot - Lire, mai 2007

En onze monologues, Brigitte Giraud décrit avec justesse la perte de l'amour, le deuil et, surtout, l'après...
Brigitte Giraud tempête, grince, gémit, se tait. Sa belle écriture en pointe suit les instants de mélancolie et les moments de rage inutile. Puis, quand la séparation est officielle, que le deuil est fait, l'auteur raconte l'après. Le temps infini où l'on se débrouille mal avec ses souvenirs. Les efforts vis-à-vis de la société, des parents, des amis qui commencent à se demander si vous vous aimiez vraiment. Mais comment trouver sa place entre soi et soi ?


  • La revue de presse Martine Laval - Télérama du 4 avril 2007

Elle est dans ses pensées, pousse le son, écoute Dominique A. Une vieille habitude, un plaisir immédiat, sans cesse renouvelé. Elle se régénère. La mélancolie, les mots doux-amers du compositeur répondent à son silence. Brigitte Giraud ne chante pas, elle écrit. Se demande où est passé l'amour. Est-il un peu, beaucoup, pas du tout, ou trop surestimé ? Surestimé, le titre de la chanson de Dominique A, figure désormais sur la jaquette de son recueil de nouvelles. En onze histoires d'amour cabossées, fulgurances de douceurs et de douleurs, Brigitte Giraud, c'est plus fort qu'elle, creuse la question. Et comme à son habitude, elle voit juste, écrit vrai...
Ainsi l'amour serait très surestimé. Ou mal estimé ? Brigitte Giraud rend mot pour mot, avec une franchise désarmante, des «à présent» ordinaires, et inscrit l'éphémère dans le temps. Ce n'est que justice pour l'amour.


  • La revue de presse Christine Rousseau - Le Monde du 30 mars 2007

Après trois jours aussi riches qu'intenses au Festival du livre de Bron (Rhône) dont elle est chargée de programmation, Brigitte Giraud peut enfin souffler et se consacrer à la sortie de son livre - son cinquième - L'Amour est très surestimé. Sous ce titre - emprunté au chanteur Dominique A, qu'elle affectionne- la romancière autopsie avec une rare acuité la fin de la passion : des prémices où revient, lancinante, la question "à quel moment le désir a-t-il disparu ?", aux subterfuges pour surseoir au naufrage, en passant par l'épreuve du deuil...
...elle va alors poursuivre ces fragments d'un discours amoureux, subtilement agencé autour de onze voix de femmes. Onze voix où sourdent l'atermoiement, la rage, le désespoir, la mélancolie, et dans lesquelles Brigitte Giraud traque, débusque et met à nu des corps qui se frôlent ou s'évitent, des gestes qui heurtent ou violentent ; des paroles qui agacent, blessent ou se refusent...
Passé le temps du deuil, reste la "Juste place" à trouver, seule... ou, à deux, comme semble le signifier l'ultime voix - certainement la plus émouvante de ce beau recueil sensible. Une voix qui irradie une lumière singulière. Celle de la vie et de l'amour, malgré tout.


  • La revue de presse Delphine Peras - L'Express du 29 mars 2007

Les histoires d'amour finissent mal, en général. Et en particulier dans ce livre magnifique de Brigitte Giraud, recueil de onze nouvelles dont chacune raconte la fin d'un couple. Fin choisie ou subie, fin prévisible ou accidentelle...
Et pourtant, Brigitte Giraud n'est jamais dans le pathos ni dans le cliché. Ses phrases sèches, ses mots simples, sa pudeur disent l'essentiel...
Auteure remarquée de Nico et de Marée noire, notamment, Brigitte Giraud n'a pas son pareil pour radiographier ces ratages familiers de l'amour, qui disent aussi la fragilité de tout un chacun.


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