Auteur : Auguste Fourès
Illustrateur : Paul Sibra
Date de saisie : 26/03/2007
Genre : Essais littéraires
Editeur : Découvrance, La Rochelle, France
Prix : 15.00 € / 98.39 F
ISBN : 978-2-84265-453-5
GENCOD : 9782842654535
Sorti le : 26/10/2006
Art des Potiers et Manières de Table
Jean-Pierre Piniès propose une composition tout à fait originale de textes du felibre roje du Languedoc, Auguste Fourès (1848-1891), selon deux partitions : les potiers, la cuisine. Le potier, le maître de l'ustensile culinaire, est l'artisan fondamental de la vie. Jean-Pierre Piniès a réuni un poème et des écrits d'Auguste Fourès publiés indépendamment dans des brochures.
Le lieu de fabrication de la nourriture, la cuisine, les recettes ont fait l'objet de nombreux écrits parus, pour la plupart, dans La Revue Méridionale.
Quelques secrets culinaires traditionnels, dont celui du cassoulet, sont dévoilés.
La retranscription des textes, en graphie normalisée, est due à Jean-Pierre Piniès.
Texte illustré par Paul Sibra.
Auguste Fourès
(1848-1891).
Du poète à l'ethnographe ou les variations de l'écriture.
Itinéraire.
Né dans une famille de petits-bourgeois du Lauragais, à Castelnaudary, tôt épris des lettres, Auguste Fourès suit sans trop d'originalité le parcours des jeunes gens aisés de son époque qui le mène à l'Université après des études secondaires classiques. Mais, très vite, le goût de la création littéraire, les discussions de café ou de salon, l'emportent sur la scolastique et l'assiduité aux cours devient un peu aléatoire. Par contre le jeune Fourès fait ses griffes et donne plusieurs articles à d'éphémères feuilles toulousaines comme L'Entracte ou Méphistophélès, cette dernière accueillant d'ailleurs, en 1868, une livraison sur les batteurs de pavés, personnages pittoresques de la rue auquel il consacrera plus tard tout un ouvrage.
Il multiplie ensuite ses contributions proposant articles et poèmes à de nombreux journaux méridionaux, avant de publier ses premiers recueils de poèmes, Les Silves païennes (1871) et Oiselets et fleurettes (1873) qui reçoivent un bon accueil aussi bien dans les milieux lettrés locaux que dans les cénacles parisiens, Champfleury mêlant ses éloges à ceux de Mistral. Plus tard Le Lion, dédié à Victor Hugo, lui vaudra même un mot de gratitude et d'encouragement du maître. Satisfait de ce succès d'estime Fourès aurait pu continuer dans cette voie se satisfaisant de la reconnaissance un peu condescendante que les milieux parisiens ont toujours su accorder aux chantres provinciaux. Or, tout en écrivant en français et sans cacher sa fascination pour les Romantiques puis les Parnassiens, Fourès se passionne pour des écrivains locaux, chansonniers sans prétention, souvent poètes-ouvriers, nombreux en Lauragais, qui utilisent la langue d'oc pour écrire leurs oeuvres.
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