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Chroniques de Touraine

Couverture du livre Chroniques de Touraine

Auteur : Alfred Mc Mahon

Préface : Emile Souvestre

Date de saisie : 26/03/2007

Genre : Romans et nouvelles - français

Editeur : Découvrance, La Rochelle, France

Prix : 20.00 € / 131.19 F

ISBN : 978-2-84265-501-3

GENCOD : 9782842655013

Sorti le : 16/03/2007

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  • La présentation de l'éditeur

Tourangeaux d'adoption, Alfred Me Mahon, conte dans cet ouvrage, publié pour la première fois en 1847, quelques scènes de vie des XVIe et XVIIe siècles. Le chevaleresque croise le bourreau, l'amour celui de l'empoisonneur, dans la Touraine des Médicis, avec l'un des héros principal Guillery (célébré par la chanson... Il était un p'tit homme qui s'app'lait Guillery...).
Cet ouvrage est préfacé par l'écrivain Emile Souvestre.

«...En ce moment, ils entendirent un grand bruit sur l'escalier ; une lutte s'en suivit, et le corps d'un homme terrassé roula dans l'appartement, tandis que son vainqueur, enjambant par-dessus, s'avançait à grands pas. C'était Guillaume !
- Misérable, s'écria-t-il en s'adressant à sa fille, tu veux donc déshonorer les derniers jours de ton père ! au chevet de cet homme ! !...
Et lui saisissant violemment le bras, il l'entraînait vers la porte, sans que le blessé ou Robert encore moulu, et honteux de sa chute, pussent y mettre obstacle.
- Mon père ! grâce, il est innocent !
- Lui ! vision !...»





  • Les premières lignes

Extrait de la préface d'Emile Souvestre :

Il y a, dans l'histoire de tous les peuples, deux histoires : la grande histoire officielle, qui fait connaître les faits, et la petite histoire confidentielle, qui fait connaître les hommes. Celle-là tient toujours, quoi qu'on fasse, du procès-verbal ou du plaidoyer ; celle-ci, de la confession ou du roman. Toutes deux doivent se suppléer et se compléter, car ce sont comme les deux termes d'un syllogisme, sans lesquels on ne saurait déduire la conclusion. Mais si leur importance est égale, il n'en est pas de même de leur intérêt. L'une raconte, l'autre dogmatise. Avec l'histoire officielle, nous apprenons les institutions, c'est-à-dire les résultats ; avec l'histoire confidentielle, nous découvrons les passions, c'est-à-dire les causes. La première vous place sur le théâtre, avec les événements ; la seconde dans les coulisses, avec les acteurs.
De là, ce charme des chroniques, comme l'Asmodée de Lesage ; elles enlèvent les toits de l'histoire, et nous laissent voir à l'intérieur. Nous pouvons suivre les héros dans tous les détails de la vie privée, surprendre leurs amitiés ou leurs haines, faire ménage avec leur esprit. Ce ne sont plus pour nous des statues de bronze, montées sur leur piédestal, ce sont des voisins dont nous entendons sonner le dîner.
Mais la curiosité humaine ressemble à la mer envahissante de nos contrées ; plus vous lui abandonnez de rivage, plus elle monte, plus elle s'étend. Une fois introduits dans le foyer des personnages historiques, il faut tout connaître, et ce qui ne nous est point dit, nous cherchons à le deviner, nous le supposons au besoin. Derrière cette vie racontée, nous inventons une vie secrète ; où les mémoires du temps ne nous donnaient qu'un fait, nous attachons une passion, fil mystérieux qui fait tout agir, et un roman historique se crée ainsi dans notre esprit, à côté de la chronique.


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