Auteur : Adolphe Orain
Date de saisie : 26/03/2007
Genre : Folklore Moeurs et coutumes
Editeur : Découvrance, La Rochelle, France
Prix : 16.00 € / 104.95 F
ISBN : 978-2-84265-506-8
GENCOD : 9782842655068
Sorti le : 16/03/2007
Croyances et superstitions
d'Ille-et-Vilaine
Folkloriste de la Haute-Bretagne, Adolphe Orain (1834-1918) a rassemblé dans cet ouvrage les fétichismes, les pratiques ancestrales, les proverbes et les dictons recueillis dans la campagne bretonne.
«Il y avait une fois, dans une paroisse des bords de la Vilaine une fille qui était possédée du diable.
Elle faisait la désolation de ses parents qui résolurent de la conduire au curé pour la faire exorciser.
Le prêtre l'aspergea d'eau bénite et ordonna au diable de sortir.
- Je ne sortirai pas, s'écria le démon.
- Tu sortiras, répondit le curé en continuant à asperger la fille.
Le diable, qui luttait tant qu'il pouvait, mais qui se sentait vaincu, s'écria : je veux bien sortir du corps de cette fille, mais pour rentrer dans le corps du sacristain...»
DE LA VIE A LA MORT
FOLKLORE DE L'ILLE-ET- VILAINE
CROYANCES ET SUPERSTITIONS
Les Chapelles de Champeaux
Lorsqu'on va de Champeaux au château d'Espinay, qui n'est qu'à un kilomètre du bourg, on longe une vallée encaissée entre deux coteaux. Sur chacun de ces deux coteaux se dressent en face l'une de l'autre deux petites chapelles dédiées l'une à saint Job et l'autre à saint Abraham. Elles sont dans le pays, elles aussi, l'objet d'une légende :
En 1512, Guy d'Espinay, en guerre avec un de ses voisins, fut un jour poursuivi de si près qu'il se vit sur le point d'être fait prisonnier. Cerné de tous côtés, il ne lui restait plus qu'à franchir l'immense espace compris entre les deux collines. Invoquant saint Abraham et saint Job, il fit voeu de leur élever à chacun une chapelle, s'il échappait à son ennemi. Aussitôt, éperonnant son cheval, il le fit s'élancer du haut du rocher de Saint-Job sur le coteau voisin. Les chapelles indiquent la distance du saut accompli par le coursier de Guy d'Espinay.
On ajoute que les deux maçons chargés de la construction de ces petits oratoires n'avaient qu'un marteau et qu'une truelle, qu'ils se lançaient de l'un à l'autre quand ils en avaient besoin.
Un jour, à la ferme appelée la Cônais, dans la commune des Ifs, des fermiers qui déménageaient trouvèrent dans une fenêtre les débris d'une vieille sainte Vierge.
Copyright : Studio 108 2004-2009 - Informations légales - Vous êtes éditeur ?
Programmation : Olf Software - Infographie, XHTML/CSS : Gravelet Multimédia - Graphisme : Richard Paoli