Salaam London / Passion du livre

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.. Salaam London

Couverture du livre Salaam London

Auteur : Tarquin Hall

Traducteur : Jacques Chabert

Date de saisie : 22/03/2007

Genre : Récits de Voyages

Editeur : Hoëbeke, Paris, France

Collection : Etonnants voyageurs

Prix : 23.50 €

ISBN : 978-2-84230-277-1

GENCOD : 9782842302771

Sorti le : 22/03/2007

en vente sur


  • Le message sonore
Un message sonore de Jacques Chabert

Jacques Chabert - 12/06/2007



  • La présentation de l'éditeur

Collection Étonnants voyageurs dirigée par Michel Le Bris

Tarquin Hall, après dix ans de journalisme en Afrique, en Asie, en Amérique, en Inde et au Moyen-Orient, rentre en Angleterre. Sans grandes ressources, il perd rapidement ses illusions d'une vie tranquille dans l'ouest de Londres, les quartiers chic de son enfance. Et c'est ainsi qu'il se retrouve dans les pires bas-fonds de la ville, là même où Jack London écrivit Le Peuple de l'abîme : l'East End...
A Brick Lane, où il finit par dénicher une mansarde, rien n'a changé : crime, drogue, prostitution, immigration, misère. Ici, depuis des siècles se sont pressés les malheureux qui débarquaient sur les docks crasseux, des huguenots français aux juifs fuyant les pogroms du XIXe siècle, et maintenant les réfugiés du Bangladesh, les Afghans, Irakiens, Kurdes, Indiens, Kosovars - le monde entier, en somme.
Tarquin Hall fera face. Avec son expérience de globe-trotter et une solide dose d'humour. Ce qui nous vaut un récit savoureux, oscillant sans cesse entre tragique et comique, des scènes mémorables et une épatante galerie de portraits : Mr Ali, le genre de propriétaire qui revient avec un parapluie quand on lui fait remarquer que la salle de bains n'a plus de toit ; son voisin kosovar avec lequel il partage à Noël une oie sauvage dérobée dans un parc voisin ; Sadie Cohen, la vieille dame juive gardant le souvenir de tous les siens rescapés des pogroms; l'inénarrable Chalkie, cockney de souche et contrebandier de carpes françaises; tant d'autres encore...

Né en 1969, Tarquin Hall, journaliste anglais, est l'auteur de trois ouvrages, dont un seul à ce jour a été traduit en France, Vers le cimetière des éléphants.





  • La revue de presse Nils C. Ahl - Le Monde du 29 juin 2007

Le premier surpris, c'est lui : Tarquin Hall n'a jamais pensé écrire sur Londres. Adolescent, il ne rêvait que d'en partir. "Je détestais l'école et je ne voulais surtout pas aller à l'université. Mon seul désir était d'aller dès que possible à la découverte du monde", nous dit-il. Né en 1969, Tarquin Hall est devenu l'un de ces voyageurs par nature, écrivains par nécessité - qui font d'excellents journalistes. Son autre livre traduit en français, Vers le cimetière des éléphants (éd. de Fallois, 2002), correspond bien aux traditions anglaises de la littérature de voyage, avec ce soupçon d'humour si caractéristique, un peu plus appuyé chez lui que chez d'autres écrivains voyageurs, comme William Dalrymple par exemple...
L'auteur le confesse, il s'est forcé, il a parlé de lui-même : "Il fallait bien lier tout cela avec quelque chose. Pourquoi pas moi ?" C'est certainement ce ton un peu inhabituel, manifestement autobiographique, qui donne cette impression de roman réaliste. Personnage principal, scrupuleuse attention au détail des personnes et des lieux, effets de réel qui n'en sont pas - qui ne sont que la réalité...


  • La revue de presse André Clavel - L'Express du 24 mai 2007

Observateur cocasse, portraitiste malicieux, l'auteur de Vers le cimetière des éléphants prouve qu'on peut parfois être un exilé dans sa propre patrie. Mais cet exil-là, sous sa plume généreuse, ressemble à un cadeau du ciel. Bienvenue dans le petit monde tranquillement foldingue de Tarquin Hall !



  • Les premières lignes

Siège de WC non compris

«Brick Lane !» dit Trupp soudainement.
Ils se trouvaient à l'entrée de cette rue dont on parlait tant. Whitechapel ! L'East End de l'East End ! L'enfer des Enfers !
John Henry Mackay, Anarchistes, moeurs du jour (1891)

Les Londoniens ne connaissent pas leur ville... vous y rencontrerez fréquemment des hommes qui vous parleront de contrées lointaines... mais qui n'imagineraient pas quitter le mile carré des quartiers du West End ou leur itinéraire de bus ou de métro pour explorer la plus grande ville du monde.
Paul Elek, This Other London (1951)

L'annonce donnait la description suivante : «Studio vie-travail spacieux». Mais ce n'était en réalité qu'une mansarde dans laquelle je ne pouvais me tenir debout qu'au milieu de la pièce. Quant à la «vue panoramique sur la Cité», si l'on ouvrait l'unique fenêtre de toit - ce qui équivalait à soulever l'écoutille d'un sous-marin par gros temps -, on parvenait à apercevoir le sommet de la tour de la Nat-West drapée dans l'impénétrable tristesse d'octobre.
Et que dire du «mobilier moderne» ? Eh bien, peut-être était-ce une matière de goût, mais les tables et les chaises faites de planches de palette ne s'harmonisaient pas avec le mien, malgré l'originalité de leur design.
Seul le «cabinet de toilette indépendant» correspondait à sa description. Accessible à partir du palier du deuxième étage (à une volée de marches de la mansarde), il avait été construit en surplomb à l'arrière du bâtiment, en violation de toutes les règles d'urbanisme, par un homme connu dans le quartier sous le nom de «Rafik le Bâtisseur». Mesurant un mètre vingt sur un mètre cinquante, le lieu permettait à peine de loger un WC et une douche. Ce qui voulait dire que, pour se laver, il fallait d'abord enjamber le WC, en évitant deux seaux de plastique placés au sol en des endroits stratégiques pour recueillir l'eau de pluie qui tombait des fentes du plafond. Il n'y avait pas de lavabo et je remarquai que les locataires précédents s'étaient contentés de celui de la cuisine, également située au deuxième étage. Là, sur une paillasse d'acier inoxydable, au milieu d'une pile d'assiettes sales et de verres remplis de bière éventée et de mégots de cigarettes boursouflés, étaient posés deux brosses à dents chauves et un miroir moucheté de postillons séchés.


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