Auteur : Oscar Hijuelos
Date de saisie : 24/03/2007
Genre : Romans et nouvelles - étranger
Editeur : Hoëbeke, Paris, France
Collection : Etonnants voyageurs
Prix : 23.00 € / 150.87 F
ISBN : 978-2-84230-278-8
GENCOD : 9782842302788
Sorti le : 22/03/2007
Collection Étonnants voyageurs dirigée par Michel Le Bris
En 1947, Israël Levis, un compositeur cubain dont la vie avait commencé comme un rêve musical d'amour et de mélancolie, revient à Cuba après avoir été arrêté en France par les nazis, puis déporté à Buchenwald.
Quand il débarque à La Havane, il a en tête et dans le coeur sa romance inachevée avec la ravageuse Rita Valladares, cette chanteuse pour laquelle il écrivit en 1928 sa plus fameuse mélodie, Rosas Puras, qui changea le goût musical des Européens comme des Américains, lorsque partout on se mit à danser la rumba.
Mais peut-on encore danser la rumba, après Buchenwald - quand cette musique disait l'âme d'un monde qui n'est plus, un monde d'amour, de danse, de nostalgie ?
Par ses cadences mélodiques, ses rythmes entêtants, son écriture extraordinairement musicale, Havane mélodie se lit comme en permanence sous-tendu par une bande-son. Une évocation d'un temps, dans ces années 1930, où les rythmes africains, les mélodies européennes et le folklore indigène se mêlaient à Cuba pour créer une musique à nulle autre pareille, sensuelle et fragile comme un rêve de paradis.
Ce roman, inspiré librement de la vie de Moisés Simons - compositeur de The Peanut Vendor, qui fit découvrir au monde entier la musique latino -, a été salué comme un événement majeur aux États-Unis.
Oscar Hijuelos est un des très grands romanciers de la littérature américaine d'aujourd'hui. Né à New York de parents cubains en 1951, il est l'auteur de cinq romans, dont The Mambos Kings Play Songs of Love, qui lui valut le prix Pulitzer en 1989.
La zarzuela
C'est une forme d'opéra espagnole, dont l'origine remonte aux XVIe et XVIIe siècles, lorsque des musiciens et acteurs itinérants se produisaient dans les demeures et palais de grands seigneurs du royaume (notamment el palacio de la Zarzuela, près de Madrid) et présentaient des spectacles où se trouvaient réunis, peu ou prou, autant de chansons populaires, de mélodies gitanes, d'extraits de poésie et de prose, de danses et de coups de théâtre que l'on parvenait à en caser dans le cadre d'une intrigue à la fois simple et capricieuse - d'ordinaire une histoire d'amour ou de guerre. Ce canevas brut, tantôt tragique, tantôt comique, s'enrichit, au fil du temps : il devint le support d'une musique originale et chaque entrée de personnage, chaque réplique parlée devait servir à introduire une mélodie. Le genre atteignit son apogée vers la fin du XIXe siècle en Espagne et il connut un véritable âge d'or à Cuba, grâce à la présence de compositeurs comme Manuel Fernández Caballero, un Espagnol qui vécut à La Havane dans les années 1860 et dont l'oeuvre inspira toute une génération d'auteurs de zarzuelas, tels qu'Israël Levis lui-même, qui était passé maître dans cet art et dans bien d'autres formes de la chanson cubaine.
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