Passion du livre - tout sur le livre : Arlequin, serviteur de deux maîtres

Recherche

Recherche simple
Recherche multi-critères

Arlequin, serviteur de deux maîtres

Couverture du livre Arlequin, serviteur de deux maîtres

Auteur : Carlo Goldoni

Date de saisie : 23/03/2007

Genre : Education, Pédagogie

Editeur : Larousse, Paris, France

Collection : Petits classiques Larousse

Prix : 2.95 € / 19.35 F

ISBN : 978-2-03-588260-8

GENCOD : 9782035882608

Sorti le : 21/02/2007


  • La présentation de l'éditeur

Servir deux maîtres à la fois, tel est le défi que s'est fixé Truffaldin. Pour réussir, l'ingénu autant qu'ingénieux valet s'invente un clone, bouleverse les amours de ses maîtres, reçoit double ration de coups de bâton, mais à la fin triomphe. Simple canevas en 1745, puis pièce aboutie en 1753, Arlequin, serviteur de deux maîtres, l'une des plus célèbres oeuvres du Vénitien Carlo Goldoni, est à la fois un hommage virtuose à la commedia dell'arte et un premier pas vers la réforme de la comédie et des comédiens.

Le dossier

Avant d'aborder l'oeuvre
° Fiche d'identité de l'auteur
° Repères chronologiques
° Fiche d'identité de l'oeuvre
° L'oeuvre dans son siècle
° Lire Arlequin, serviteur de deux maîtres aujourd'hui

Pour approfondir
° Genre, action, personnages
° L'oeuvre : origines et prolongements
° L'oeuvre et ses représentations
° Vers le bac : écrit et oral
° Outils de lecture
° Bibliographie et filmographie



logo fnacCommander ce livre sur Fnac.com



  • Les premières lignes

Dédicace

À l'illustrissime monsieur le docteur Ranieri Bernardino Fabri, noble pisan.

Si je devais, Illustrissime Seigneur, vous dédommager pour tout le bien que vous m'avez fait, ma vie entière, mise à votre service, n'y suffirait pas. Heureusement pour moi, votre âme généreuse se satisfait à faire le bien, et refuse ne serait-ce que l'ombre d'un dédommagement ; mais quoique vous soyez à ce point géné­reux, votre vertu toute entière ne suffirait pas à me libérer de l'accusation d'ingratitude, si je ne gardais pas à l'esprit le souvenir de vos bienfaits, et si je n'essayais pas de vous en donner quelque témoignage. Vous trouverez dans les dix volumes de mes comédies cinquante noms de personnages illustres qui m'ont honoré de leur protection. Parmi ceux-là, il était juste que je plaçasse le vôtre, non seulement à cause de la gloire qu'un tel nom apportera à mes oeuvres, mais aussi à cause de la dévotion que j'entends manifester à mes Maîtres en leur dédiant certaines de mes modestes oeuvres.
Cette comédie qui a pour titre Le Serviteur de deux maîtres, je vous l'offre à Vous, car, l'ayant écrite à Pise, elle me rappelle ces jours très heureux que j'ai vécus, grâce à vous, de façon si plaisante dans cette ville bienveillante et accueillante. Je n'oublierai jamais, et je n'aurai jamais honte de le dire, que je suis arrivé là l'année 1745, mécontent de mon sort, après avoir cherché en vain fortune, pendant quelque temps, en différents endroits, obtenant de belles promesses vite parties en fumée. Je me souviens encore aujourd'hui de ce jour où j'eus pour la première fois l'honneur de vous connaître, et ce fut ce jour de fête qui Vous honore vous et votre Patrie, où vous fîtes sortir de l'oubli la Colonie des Arcades, nommée Colonie d'Alphée, invitant ainsi vos valeureux concitoyens à participer ardemment aux réunions de l'Arcadie, et vos nobles pastourelles à les rendre plus agréables par un doux chant inspiré par leurs Muses ; l'Arno coule depuis lors plus glorieux que jamais, et l'on vous rend, à Vous qui êtes le Vice-gardien perpétuel de la Colonie, un honneur mérité.


Copyright : Studio 108 2004-2008 - Informations légales - Vous êtes éditeur ?
Programmation : Olf Software - Infographie, XHTML/CSS : Gravelet Multimédia - Graphisme : Richard Paoli