Auteur : Guido Olivieri
Date de saisie : 23/03/2007
Genre : Sciences et Technologies
Editeur : Slatkine, Genève, Suisse
Prix : 23.00 € / 150.87 F
ISBN : 2-8321-0254-9
GENCOD : 9782832102541
Réchauffement global, désertification, déforestations, pollutions, surpêche, crise des ressources énergétiques, démographie galopante...
La liste des menaces qui pèsent sur la Planète, donc sur l'homme, est longue.
Mais pourquoi en est-on arrivé là ?
Issu de l'Institut d'histoire contemporaine de l'Université de Rome avec une thèse sur les relations américano-mexicaines, l'auteur, passionné d'histoire naturelle, s'est senti de plus en plus concerné par ces problèmes. En partant du principe qu'une situation s'explique par les événements qui la précèdent, il a reparcouru l'Histoire de la Vie, guetté l'émergence de l'homme, suivi son développement pour tenter de saisir les mécanismes qui font de nous une espèce si particulière.
Du fait de deux mutations favorables, le pouce opposable et un cerveau développé, l'espèce, grâce à l'outil, est en effet parvenue à dominer toutes les niches de la Planète. Une capacité, unique, qui ne va pas sans entraîner des rétroactions négatives aussi bien par rapport aux grands équilibres naturels qu'au sein même du genre humain toujours soumis à trop d'inégalités.
Pourtant, si la crise est grave, sans aucun doute la plus grave qu'ait connu l'humanité, des moyens pour y faire face existent. Reste à les appliquer, ce qui est de la responsabilité de chacun d'entre nous, qu'il s'agisse de voter ou de ne pas gaspiller des ressources qui, par définition, sont non renouvelables
Extrait du prologue :
L'homme, partout, a posé sa marque. Pour peu que l'on y pense, que l'on songe encore à s'en étonner, sortant d'un musée ou roulant en automobile, on ne peut que s'émerveiller de ses oeuvres. C'est sans doute pourquoi il n'a pas hésité à se proclamer l'être le plus intelligent de la Planète Terre, en déduisant conséquemment qu'il était aussi son maître, son propriétaire ; ce qui l'a ainsi amené à s'isoler, à se dissocier des millions d'autres espèces avec lesquelles il interagit aux niveaux fondamentaux des équilibres naturels, oubliant qu'il n'y a pas de vie, telle que nous la connaissons, sans ces innombrables interactions. Ce qui fait que ce même homme, cet animal très particulier qui a sans doute la compréhension la plus profonde de ces équilibres, parce que plus raisonnée et moins instinctive, ne cesse de chercher à les modifier, de les violer lorsqu'il le peut. Il pressure à démesure son environnement, agissant comme si une part de lui-même l'amenait à vouloir s'autodétruire, car il porte ainsi atteinte à un ensemble infiniment plus complexe de ce qu'il peut connaître ; et même s'il en comprend aujourd'hui une petite partie, cela est tout juste suffisant pour appréhender les risques qu'il encourt, s'il n'y prend garde. Il oublie, je dis oublie parce que toutes les cultures nous ont montré qu'il était capable d'en avoir conscience, qu'on ne peut modifier une partie de ce tout sans conséquences, parfois il est vrai provisoirement positives, mais à terme généralement négatives. En effet, ce très vaste filet que constitue l'ensemble de la vie sur la Planète ne supporte pas que l'on y coupe trop de mailles. Nous semblons ne pouvoir accepter cette évidence, celle qui veut que, si l'on exploite à outrance, on appauvri avant de détruire.
Il y a plus de vingt ans que je me pose cette même question : pourquoi ? Y a-t-il en nous des forces, un héritage, des mécanismes qui nous poussent, fut-ce à notre corps défendant, à agir de la sorte ? Sans doute l'ampleur de la menace, qui concerne désormais l'ensemble de l'espèce et non plus telle ou telle population, telle ou telle culture limitée à une aire géographique, est-elle toute récente, fruit de l'explosion couplée de la démographie et de la technologie des 19e et 20e siècles.
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