Auteur : Denis Baupin
Date de saisie : 29/03/2007
Genre : Documents Essais d'actualité
Editeur : Archipel, Paris, France
Prix : 18.95 € / 124.30 F
ISBN : 978-2-84187-920-5
GENCOD : 9782841879205
Pollution, insécurité routière, centres-ville saturés, dérèglement climatique, fin du pétrole... Après un siècle d'existence, les jours de l'automobile semblent comptés. Or son règne n'a jamais été plus absolu, ni ses partisans aussi arc-boutés au principe suicidaire du «tout voiture».
Ainsi, l'automobile peut compter sur de puissants lobbies qui, le pied sur l'accélérateur, rouleront jusqu'à épuisement des ressources. Pourtant, la mise en place de solutions de substitution n'est plus une éventualité, mais une obligation pour les générations futures. Plus que jamais, il est temps de «désadapter» les villes aux voitures et de repenser l'aménagement du territoire dans sa globalité !
Denis Baupin, principal acteur du plan de réduction de la circulation automobile à Paris, dénonce le manque de vision à long terme et délivre une leçon de ténacité politique face aux pressions et aux réticences de toute nature. Parce que la civilisation du gaspillage et de la surconsommation n'est pas une fatalité, ce livre est également un appel au civisme, ainsi qu'un plaidoyer en faveur d'une écologie humaniste et audacieuse.
Né en 1962 à Cherbourg, Denis Baupin, diplômé de l'Ecole Centrale de Paris, ingénieur de profession, milite dans l'humanitaire puis chez les Verts à partir de 1989. Il fonde en 1996 l'association Agir pour l'environnement. Conseiller de Dominique Voynet au Parlement européen, puis au ministère de l'Aménagement du territoire et de l'Environnement en 1997, conseiller du XXe arrondissement, il est depuis 2001 adjoint au maire de Paris, chargé des transports, de la circulation, du stationnement et de la voirie.
Extrait de l'avant-propos :
Quelques décennies auront suffi pour que notre société de consommation gaspille, pollue et détruise nos ressources naturelles.
Quel meilleur symbole de ce sinistre planétaire que l'automobile ? Initialement conçue comme un formidable outil de mobilité et de liberté individuelle, devenue ensuite norme sociale, elle asservit petit à petit une civilisation qui commence tout juste à prendre conscience de l'impasse où elle est engagée. Semblable au drogué esclave de sa dose quotidienne, incapable de se sevrer, elle est incapable de prendre les décisions qui nous permettraient de privilégier l'essentiel : notre humanité.
Le déclin inéluctable de l'automobile
Voici déjà plus de trente ans, Ivan Illich minimisait le progrès automobile et le temps gagné grâce au véhicule en rappelant ironiquement que, pour acquérir et entretenir sa très chère automobile, l'ouvrier devait y consacrer l'équivalent de quatre heures quotidiennes de son salaire. À la même époque, en 1974, René Dumont nous alertait de la catastrophe où nous conduisait le «tout automobile»...
Ces deux visionnaires avaient tout dit. Depuis, rien ne s'est arrangé. Au contraire : notre civilisation est au bord du précipice. Où que l'on se tourne, on ne peut qu'observer les dégâts. Le dérèglement climatique menace les équilibres fondamentaux de notre planète et même la vie sur terre. La surconsommation pétrolière épuise les ressources et l'impact de la déflagration économique qui découlera du renchérissement du prix du pétrole promet d'être sans commune mesure avec les premiers chocs pétroliers. Les guerres pour le contrôle de la ressource ont déjà fait des dizaines de milliers de morts et déstabilisent l'ensemble de la géopolitique mondiale. Dans nos villes, le tout automobile a déstructuré les tissus urbains, la pollution de l'air et la violence routière tuent, le bruit est une nuisance insupportable.
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