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L'autobus

Couverture du livre L'autobus

Auteur : Eugenia Almeida

Traducteur : René Solis

Date de saisie : 17/03/2007

Genre : Romans et nouvelles - étranger

Editeur : Métailié, Paris, France

Collection : Bibliothèque hispano-américaine

Prix : 15.00 € / 98.39 F

ISBN : 2-86424-612-0

GENCOD : 9782864246121


  • La présentation de l'éditeur

Dans une petite ville du fond de l'Argentine, un homme et une très jeune femme attendent un autobus dans un café, il passe mais sans s'arrêter. Il y a quatre jours maintenant que l'avocat Ponce amène sa soeur pour prendre cet autobus et qu'il ne s'arrête pas. Les jeunes gens décident de partir à pied le long de la voie ferrée. Le village s'interroge. Il s'est passé quelque chose dans le pays que tout le monde ignore ici.
Sous l'orage qui gronde sans jamais éclater, de chaque côté de la voie ferrée qui sépare parias et notables, la réalité se dégrade subtilement. Des livres disparaissent de la bibliothèque. Les militaires rôdent autour de la ville, des coups de feu éclatent. Les masques tombent à mesure qu'une effrayante vérité se dévoile.
Sobre et dense, sans concession, ce court roman nous conduit, dans un style alerte et cinématographique, au coeur des pages les plus sombres de l'histoire de l'Argentine et parle du pouvoir sous ses formes les plus perverses.

Prix Las Dos Orillas 2005.

Eugenia Almeida est née en 1972 à Córdoba, en Argentine, où elle enseigne la littérature et la communication. Elle écrit de la poésie. L'Autobus est son premier roman, il est publié en Espagne, en Italie, en Grèce et au Portugal.



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  • Les premières lignes

Cela fait trois soirs que l'autobus passe sans ouvrir ses portes. Le village est sous une chape métallique. Grise et légèrement ondulée. Le seuil des maisons est maculé de terre et l'absence de pluie rend les chiens nerveux. Par la fenêtre de l'hôtel, Rubén se penche machinalement pour regarder les gens qui traversent la voie. Ce sont les Ponce, qui habitent de l'autre côté. Ils accompagnent cette fois encore la belle-soeur pour voir si elle peut retourner en ville. Avant qu'ils ne parviennent à l'emplacement où l'autobus s'arrête, Rubén sort sur le pas de la porte. De loin on aperçoit sa main qui s'agite comme un pendule dans l'air, un battant de cloche accroché à rien, qui se secoue pour dire non.
Maître Ponce fait un autre geste, de la tête, pour l'aviser qu'il l'a bien vu.
- Il ne s'arrête pas, il faut rentrer.
Cela fait rire Marta. Victoria regarde vers l'hôtel et plisse à peine les yeux lorsque le vent soulève la terre sèche. Elle ne sait pas si elle doit secouer sa robe, ôter son chapeau ou faire demi-tour pour rentrer à la maison.
- Ne ris pas.
Marta baisse la tête pour cacher la bouche qu'elle a superbe, ouverte, immense.
Cela fait quatre jours que les Ponce rejoignent à la même heure l'arrêt situé près de l'hôtel. Lui met un costume, une cravate et des chaussures de ville. Il porte la valise de sa soeur en faisant mine de la trouver légère. Les femmes marchent à quelques pas derrière, en parlant et en agitant les mains.


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