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Peaux de chagrin : la chirurgie plastique au service de l'humanité

Couverture du livre Peaux de chagrin : la chirurgie plastique au service de l'humanité

Auteur : Patrick Knipper

Date de saisie : 17/03/2007

Genre : Documents Essais d'actualité

Editeur : M. Lafon, Neuilly-sur-Seine, France

Prix : 18.00 € / 118.07 F

ISBN : 978-2-7499-0617-1

GENCOD : 9782749906171

Sorti le : 08/03/2007

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  • La présentation de l'éditeur

Que ce soit à Paris, dans les dispensaires africains ou lors de ses missions aux quatre coins du monde, le Dr Patrick Knipper, président d'Interplast-France - organisation internationale de chirurgie plastique humanitaire -, répare les visages et les corps et «sauve» ainsi, à sa manière, nombre de vies.

Le but, c'est d'aider les gens à mieux vivre. Une «mamie-dindon» à qui l'on enlève son double menton verra ses petits-enfants revenir l'embrasser sans grimaces ; un enfant du Bénin défiguré par un noma et à qui l'on rend le sourire pourra de nouveau se mêler aux autres. Et avec les honoraires d'un lifting parisien - qui ne relève pas nécessairement de la futilité -, on peut partir opérer gratuitement au Nigeria ou ailleurs. L'important, c'est de bien faire, où que ce soit, en respectant l'être humain mais aussi les traditions, quitte à négocier, en Afrique par exemple, avec le chef du village et le tradipraticien ! Au fil des pages, on suit avec passion ces équipes qui redonnent ici à un gendarme l'usage de sa main, et réparent là-bas les malformations congénitales, les séquelles de blessures de guerre, les morphologies qui font fuir, restituant à chacun sa dignité humaine. Car pour Patrick Knipper, tout geste médical est en priorité une oeuvre d'humanité.





  • Les premières lignes

Extrait du prologue :

ENTRE-DEUX

L'an passé, alors qu'un animateur de télé m'invitait à participer à un débat sur la chirurgie esthétique, je lui ai demandé du tac au tac :
- Y a-t-il un piège, dans votre émission ?
- Non, non, m'a-t-il assuré.
- Il vaudrait mieux...
Pour être certain qu'il mesurait ma mise en garde, j'ai insisté :
- Direct ou non, si vous présentez les plasticiens comme des charlatans, ça va mal se passer !
- Ne vous inquiétez pas. Voici justement l'occasion ou jamais de défendre votre point de vue.
Le jour J, je me retrouve donc sur le plateau parmi une brochette d'invités. L'émission commence. Après une brève introduction, le présentateur invite chacun à parler. Lorsque vient mon tour, il résume mon parcours en quelques phrases types.
- Patrick Knipper, vous êtes chirurgien esthétique, travaillez dans des hôpitaux parisiens, consultez en privé à votre cabinet et organisez des missions humanitaires aux quatre coins de la planète, notamment en Afrique...
Après un échange de phrases convenues, il passe à l'invité suivant. Les présentations faites, l'animateur lance le premier sujet. Apparaît une femme blonde, figure emblématique du Paris nocturne, dont la bouche aquatique, les lèvres siliconées et la poitrine turgescente crèvent l'écran géant.
Aussitôt, je me dis : «Tu es piégé !» Le reportage ne va durer que quelques minutes. Le temps m'est compté. Il me faut réfléchir vite. Mais je manque d'entraînement. Alors, quand le maître de cérémonie se tourne vers moi pour me questionner, ça ne rate pas, je pars en vrille.
- Vous voulez savoir, dis-je, ce que je pense de «ça» ? Mais monsieur, c'est extraordinaire ! Comment se fait-il que vous et vos semblables éprouviez toujours le besoin de montrer la même caricature, à savoir ce genre de patientes qui se font opérer une dizaine de fois et que nous, praticiens sérieux, ne traitons jamais ?


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