Passion du livre - tout sur le livre : Que savez-vous des morts ?

Recherche

Recherche simple
Recherche multi-critères

Que savez-vous des morts ?

Couverture du livre Que savez-vous des morts ?

Auteur : Alain Claret

Date de saisie : 17/03/2007

Genre : Romans et nouvelles - français

Editeur : R. Laffont, Paris, France

Prix : 19.00 € / 124.63 F

ISBN : 978-2-221-10367-8

GENCOD : 9782221103678

Sorti le : 01/03/2007

en vente sur logo Alapage.com


  • La présentation de l'éditeur

Le héros de ce roman est un flic, dur, violent, insoumis.
Lorsqu'il découvre que sa femme le trompe avec Polder, un avocat qu'on dit affilié aux services de renseignements, il explose. En quarante-huit heures, un déchaînement de violence lui fait perdre sa femme, ses enfants, son travail et le conduit en prison. C'est dans sa cellule que Polder, qui dit venir de la part de sa femme, lui propose de travailler à son service. Il accepte, persuadé que c'est sa seule chance de la reconquérir.
Il bascule alors dans un monde dont il ne connaît rien : un monde où s'affrontent et se déchirent la finance internationale, la politique, les services secrets, le terrorisme. Un monde hors de toute loi, où la violence et la manipulation sont la règle. Le héros va devoir se battre pour rester en vie et sauver sa femme et ses enfants, entraînés à leur tour dans cette cavalcade meurtrière. Un roman d'action haletant et puissant comme sait si bien les écrire Alain Claret, un roman profondément politique où l'écrivain utilise la force de la fiction pour dénoncer les lectures mensongères de l'actualité que nous infligent chaque jour les politiques et les médias.





  • La revue de presse Gérard Meudal - Le Monde du 16 mars 2007

Des violences exercées au sein de la famille à celle déployée par la police au cours d'une opération en banlieue, du terrorisme en Algérie aux divers trafics de la mafia russe, Alain Claret passe en revue toutes sortes de manifestations de la violence comme s'il voulait en dresser un catalogue qui mette en évidence ce constat : la guerre a tout envahi, elle est devenue le modèle habituel de tout rapport humain. Il n'existe plus de champ de bataille délimité ni même d'armées organisées, mais une sorte de force belliqueuse prête à jaillir partout à tout instant. Le langage lui-même n'est pas épargné puisqu'il est au coeur de l'art de manipuler les passions humaines...
Alain Claret n'a pas seulement l'ambition de raconter une histoire, ce qu'il sait manifestement faire, mais de plonger le lecteur dans un cauchemar qui, à bien des égards, rappelle pourtant la réalité.



  • Les premières lignes

Je n'aimais pas l'automne et je n'aimais pas ce que j'étais devenu. Je ne voulais plus de la vie telle qu'elle m'avait été vendue et que j'avais dépensée avec toute l'arrogance et les certitudes de notre époque. Je voulais renaître.
Les arbres se teintaient doucement de sang et d'or, la lumière avait ce tremblement qui évoque si bien le flou de nos pensées lorsqu'elles sont bouleversées par quelque chose qui nous dépasse. Il fut un temps où, pour moi, l'automne était la saison des amours. Lorsque je voyais le brouillard s'élever du sol ou le gris se poser sur la ville comme un rappel de notre propre opacité, je sentais monter en moi un sentiment d'étrangeté qui me poussait à rechercher fiévreusement la compagnie des femmes. J'aimais les longues nuits passées dans les bars ou les chambres d'hôtel avec des presque inconnues, les voyages éclairs avec des compagnes que j'abandonnais bouleversées à notre retour. Je les aimais, je les chérissais mais l'automne est une saison qui porte en elle le goût et le désir des larmes.
Je ne savais pas que j'étais sentimental. J'avais été élevé durement et sans précaution. La vie consistait à atteindre un but environné d'embûches et de pièges. Et souvent nous contemplions ce but, sans cesse repoussé, des étages inférieurs où nous nous installions pleins de courage et de dévouement. Nous ne savions pas que nous avions des sentiments. Nous ignorions qu'il y a une part de l'individu qui veut échapper à l'urgence du quotidien. Nous avions de hauts immeubles gris qui nous abritaient, des vêtements pour nous tenir chaud, suffisamment de nourriture pour que nos corps se développent harmonieusement. Nous étions de jeunes animaux sombres et bien élevés sans autre conscience que celle d'appartenir à une famille isolée au milieu de centaines d'autres semblables. J'étais un enfant laid et maigre qui n'attirait pas l'attention. J'ignorais tellement de choses que je croyais que j'étais un être mauvais, une enveloppe fragile qui allait se rompre pour libérer un flot de mouches noires. Mais je n'étais qu'un gamin timide et nourri d'angoisse par procuration.


Copyright : Studio 108 2004-2009 - Informations légales - Vous êtes éditeur ?
Programmation : Olf Software - Infographie, XHTML/CSS : Gravelet Multimédia - Graphisme : Richard Paoli