L'appel du réel : la psychanalyse en question(s) / Passion du livre

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.. L'appel du réel : la psychanalyse en question(s)

Couverture du livre L'appel du réel : la psychanalyse en question(s)

Auteur : Alain Amselek

Préface : Joyce McDougall

Date de saisie : 02/03/2007

Genre : Psychologie, Psychanalyse

Editeur : CERP, Paris, France

Prix : 19.00 €

ISBN : 978-2-916478-01-2

GENCOD : 9782916478012

Sorti le : 02/03/2007

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  • La dédicace de l'auteur

«C'est d'une manière engagée que j'ai écrit ce livre, parti d'une révolte contre tous les «intellectuels» de la psychanalyse et de l'anti-psychanalyse, ceux que j'appelle des «théologiens». Edifiant la Raison comme Idole, ils voudraient faire de la psychanalyse une science et une quête méthodique, neutre et objective de connaissance du sujet. Ils en font l'évaluation dans cette perspective. Or, la psychanalyse me semble surtout une expérience de la déraison. Sa pratique exige une implication humaine si profonde et si imprévisible que l'analyste doit souvent réinventer entièrement un cadre pour l'adapter à la situation avec comme seul appui son éthique et une écoute charnelle et vertigineuse. C'est ce que j'ai essayé de montrer avec le cas de Sylvie, venue en analyse avec le désir et le projet de se tuer. L'analyste ne peut sortir que remis en question et transformé par l'épreuve de chaque cure. Accepter d'éprouver sans même chercher à comprendre ou se servir d'un savoir constitué, c'est ce qui fait l'efficace pour moi de cette pratique ; tomber au contraire dans le leurre du vouloir tout rationaliser, tout expliquer, c'est rater la rencontre et la métamorphose du réel.»

Alain Amselek



  • La présentation de l'éditeur

Après L'écoute de l'intime et de l'invisible (Le Livre Rouge de la psychanalyse), ce nouvel ouvrage d'Alain Amselek, L'appel du réel, centré sur la pratique psychanalytique et les questions qu'elle pose aux praticiens et aux analysands, correspond à une vraie attente de ceux qui s'intéressent à la psychanalyse, à son mode d'action et à ses limites, face aux critiques souvent violentes dont elle est l'objet.

Il débute par une histoire poignante, celle de Sylvie, jeune suicidaire récidiviste, taraudée par l'appel de la mort. Transgressant la sacro-sainte règle de l'interdit du toucher en analyse, l'auteur montre comment il pourra rester analyste dans un tel cas et permettre à sa patiente de réentendre l'appel de la vie...

L'appel du réel est le livre d'un psychanalyste qui ne craint pas de s'aventurer sans l'écran protecteur de la théorie ! Il ose parler de son analyse personnelle, de ses interrogations et sentiments en séance. Loin de la neutralité, mais non de la bien «veillance», il travaille non seulement avec ses propres transferts et contre-transferts, c'est-à-dire son inconscient dynamique, mais avec son engagement relationnel et éthique dans l'ici et maintenant.

«A travers cet ouvrage, qui insuffle un courant d'air frais dans l'édifice psychanalytique, Alain Amselek nous révèle un style d'analyste très personnel et une écriture particulière, où les citations d'écrivains, de poètes, de collègues viennent scander un texte fort et l'illustrer pour notre plus grand plaisir» (Joyce McDougall).





  • Les premières lignes

Extrait de la préface de Joyce McDougall :

C'est avec le plus vif plaisir que je réponds à l'invitation de mon fidèle ami et collègue Alain Amselek de rédiger une préface à L'appel du réel.
Dans son précédent ouvrage L'écoute de l'intime et de l'invisible (Le Livre Rouge de la psychanalyse), Alain Amselek étudiait les fondements de notre civilisation gréco-occidentale pour en montrer les failles et les dérives issues du culte de l'image : primat absolu de la représentation et du logos sur l'affectivité, hégémonie de la théorie sur la pratique, et par contrecoup celles de la psychanalyse, produit de cette culture.
Dans L'appel du réel, Alain Amselek continue sur sa lancée à mettre la psychanalyse en question(s) pour mieux en dégager les limites et en faire ressortir les modes d'action. Il la défend ainsi face aux critiques de plus en plus virulentes de ceux qui veulent tout simplement... la faire disparaître.
Le lecteur sera immédiatement capté par un cas clinique écrit comme un roman policier à suspense, celui de Sylvie, une jeune adolescente qui a fait une tentative de suicide le jour de ses dix-huit ans et menace, qui plus est, dès la première séance, de récidiver en prétendant que personne ne pourra l'en empêcher.
Cet entretien réveille chez l'analyste le souvenir douloureux d'une ancienne patiente qui, en dépit de plusieurs années de travail analytique et maintes tentatives de suicide, s'est finalement tuée sous ses fenêtres.
Devant la froide détermination de Sylvie, l'analyste sera amené à transgresser une des règles classiques de l'analyse, celle de ne jamais "toucher" un patient : son souci paternel pour Sylvie le pousse à accepter de lui passer un bras soutenant autour des épaules et dans ce contexte d'appliquer à son insu la parole paradoxale de Winnicott : «combien il est parfois nécessaire de cesser psychanalytiquement d'être psychanalyste pour le rester encore par là même»...
L'auteur examine ensuite les différentes manières de finir une psychanalyse et ce qu'on peut en attendre. Rétif à tous les amalgames couramment pratiqués aujourd'hui, il montre ce qui en fait sa spécificité.


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