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Saveurs assassines

Couverture du livre Saveurs assassines

Auteur : Kalpana Swaminathan

Traducteur : Edith Ochs

Date de saisie : 15/03/2007

Genre : Policiers

Editeur : le Cherche Midi, Paris, France

Collection : Domaine indien

Prix : 17.00 € / 111.51 F

ISBN : 978-2-7491-0954-1

GENCOD : 9782749109541

en vente sur logo Alapage.com


  • La présentation de l'éditeur

Entre la miss Marple d'Agatha Christie et la Mma Ramotswe d'Alexander McCall Smith, Kalpa Swaminathan nous propose de découvrir la charmante miss Lalli, retraitée sexagénaire du service des homicides de la police de Bombay, dans cette première enquête sur fond de gastronomie indienne.
C'est un magnifique week-end gastronomique qui s'annonce dans la luxueuse villa de Bombay où quelques jet-setters en vue se sont retrouvés : un écrivain de best-sellers, un danseur, un mannequin, une féministe convaincue, un industriel amateur de chevaux, un médecin très médiatique, la très respectable miss Lalli et sa nièce. Un des convives ayant été retrouvé à l'état de cadavre, commence un véritable Cluedo gastronomique, et Lalli ne tarde pas à découvrir que les invités, sous des dehors très convenables, ont tous de sordides secrets à dissimuler.
Cette enquête policière passionnante, qui dévoile les multiples visages de la société indienne, est également l'occasion d'un appétissant voyage au pays des saveurs et de la cuisine de l'Inde. Elle nous invite surtout à faire connaissance avec cette fameuse miss Lalli, aussi distraite dans la vie que précise dans ses enquêtes.

Kalparia Swaminathan est médecin. Elle vit à Bombay. Saveurs assassines, son premier livre publié en France, inaugure une série de cinq romans policiers.





  • Les premières lignes

J'ai passé toute la matinée avec un cadavre. Il se dessine, boursouflé par le soleil, sur le granit moucheté du banc du parc.
Il y a un an, le modeste succès d'un mince volume de nou­velles m'a incitée à me lancer dans un roman. J'étais prise entre deux boulots, entre deux feux... mais l'étais-je vraiment ? «Vous avez trente-deux ans et déjà les poignets qui craquent, me dit mon éditeur. Vous allez passer les trente années qui viennent à enseigner les poètes morts à des dyslexiques, à moins que vous ne sautiez le pas tout de suite.»
Je l'ai détesté, mais il avait raison. «Sondez les égouts de l'âme», me conseilla-t-il non sans délectation. Il m'a fallu un an et cent mille mots pour comprendre que la tuyauterie fuyait. Mon livre ne valait rien.
Ce matin, je l'ai transporté dehors en croyant qu'une lecture au grand air pourrait le revigorer. Nada, que dalle. Le livre était bel et bien mort-né, et l'air frais ne suffit pas à le ranimer.
Mais laissez-moi commencer par le commencement.
En vingt-quatre heures, j'ai perdu en bloc ma carrière, mon copain et ma bibliothèque, sans doute un record dans les annales des catastrophes pas naturelles. Une des pires choses qu'une assistante puisse faire est de défendre un étudiant calomnié. Ce que j'ai fait également à neuf heures et demie dans la salle des professeurs, sous l'oeil avide des experts dans l'art du cafardage universitaire, un subtil jeu de massacre.


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