Passion du livre - tout sur le livre : J'étais un enfant de survivants de l'Holocauste

Recherche

Recherche simple
Recherche multi-critères

J'étais un enfant de survivants de l'Holocauste

Couverture du livre J'étais un enfant de survivants de l'Holocauste

Auteur : Bernice Eisenstein

Traducteur : Esther Ménévis

Date de saisie : 07/06/2007

Genre : Biographies, mémoires, correspondances...

Editeur : Albin Michel, Paris, France

Prix : 23.00 € / 150.87 F

ISBN : 978-2-226-17607-3

GENCOD : 9782226176073

Sorti le : 07/03/2007

en vente sur logo Alapage.com


  • La présentation de l'éditeur

«Mes parents et leurs amis sont inextricablement liés par les événements de leur passé commun et par le futur qu'ils ont construit ensemble. Et si j'ai su dès le plus jeune âge que je ne possédais pas le magnétisme susceptible d'attirer mes parents à moi, le pouvoir d'attraction de leur histoire était, lui, irrésistible.
Je pense que, d'une certaine manière, j'ai toujours été capable d'entrer dans la présence de l'absence. Je n'ai pas eu le choix. Mais je n'ai jamais su me placer à la bonne distance de l'époque où leurs vies avaient été ravagées.»

Bernice Eisenstein est née à Toronto en 1949. Ses dessins et ses illustrations sont publiés dans des revues et périodiques canadiens. J'étais un enfant de survivants de l'Holocauste est un récit autobiographique passionnant dont l'originalité due à une sensibilité graphique et une qualité d'écriture indissociables, ont valu à Bernice Eisenstein une reconnaissance internationale : 7 traductions sont déjà en cours.





  • La revue de presse Catherine David - Le Nouvel Observateur du 7 juin 2007

Pour donner corps à ce passé qui n'était pas le sien mais n'en était pas moins l'étoffe même de sa vie, pour dire les effets les plus ténus de la catastrophe, il fallait des mots, des récits, des portraits. Ce livre splendide, alliage subtil de textes et d'images, est le résultat de ce double mouvement d'une mémoire hantée par le gouffre. Un livre vraiment unique, dans la lignée du célèbre «Maus», d'Art Spiegelman, infiniment poétique et vivant, à mettre entre toutes les mains.



  • Les premières lignes

L'anneau

La mort laisse un vide que recouvre peu à peu le désir.
Après l'enterrement de mon père, j'ai rangé le vêtement découpé par le rabbin en symbole du déchirement causé par sa perte, une combinaison noire que je garde repliée dans ma commode. Au moment de passer en revue sa garde-robe, tout un placard rempli à ras bord des costumes, cravates, ceintures et chapeaux achetés au fil des ans, il y avait beaucoup de choses à partager. La plupart des vêtements furent donnés à des associations caritatives. J'ai gardé quelques cravates à pois, larges ou fines selon leur époque d'origine, et des noeuds papillons qu'il fallait nouer, pas de ceux qu'il suffisait d'accrocher au col. Il y avait aussi une veste en daim que mon père portait chaque fois qu'il prenait son camion pour faire ses livraisons d'oeufs et de poulets cuits au barbecue. Je l'ai emportée chez moi et je la mettais de temps en temps, lorsque je m'asseyais à mon bureau, pour faire ma livraison d'encre au papier. Et puis un maillot de corps, comme on en fait en Europe, sans manches, échancré à l'encolure devant et derrière, qui pendait au-dessous de ma taille, et que je portais pour dormir les nuits trop chaudes d'été. Aucune image étrange et sombre ne venait troubler ces nuits.


Copyright : Studio 108 2004-2009 - Informations légales - Vous êtes éditeur ?
Programmation : Olf Software - Infographie, XHTML/CSS : Gravelet Multimédia - Graphisme : Richard Paoli